Article du magazine

WoWmen! au Kaaitheater et XX Time à la Balsamine, à Bruxelles. HétéroCLITe à l'Ancre, à Charleroi. Guerrières! dans divers lieux à Mons... Les focus et minifestivals consacrés au féminin se sont multipliés sur nos scènes. Tour d'horizon du pourquoi et du comment.

Sous forme d'un diptyque, Jean-Marie Piemme écrit une suite à La Putain respectueuse de Sartre pour sortir de l'anonymat sa victime noire. Un symbole antiraciste appuyé et mis en scène par Philippe Sireuil.

Créé en ouverture du festival Pays de Danses à Liège, B4 Summer, le nouveau solo de Mercedes Dassy, est de passage à Bruxelles à la Balsamine. La jeune chorégraphe y emprunte d'autres chemins que la danse pour interroger l'indocilité.

Alors que s'achève l'exposition blockbuster Léonard de Vinci au Louvre, une Joconde version 2020 sera mise en vente à Paris fin février: une Rubik Mona Lisa (2005), de l'artiste de rue Invader, assemblée avec près de 330 Rubik's Cubes.

C'est lui qui le dit: il a pas mal amélioré ses vannes depuis les premières lancées en public à l'enterrement de son père, en 2008. Son paternel -et la filiation en général- est d'ailleurs le pivot de son nouveau spectacle, Au suivant!, actuellement au TTO. À tous les coups, Guillermo Guiz s'assure une victoire par K.O.

L'oeuvre de la Californienne Theodora Allen (°1985) distille une étrange douceur en même temps qu'une inquiétante précision. L'ensemble, chromatiquement se partage entre le blanc diaphane et le bleu pâle et liquide, deux teintes propices à un dépassement de la conscience : " Si les portes de la perception étaient nettoyées, écrivait William Blake, l'un des maîtres de l'artiste, chaque chose apparaîtrait infinie ".

Dans une scénographie de machines sonores bricolées, neuf femmes sortent Winnie Mandela de l'ombre de Madiba pour un hommage en chant, en musique, en danse et en échos avec leur présent. Hétéroclite mais poignant.

Article du magazine

Après l'Afrique du Sud lors de la dernière édition, c'est le Portugal qui se trouve aujourd'hui sous les feux des projecteurs du festival liégeois Pays de danses, avec un programme s'étirant du néoclassique au contemporain d'inspiration urbaine. Le reflet d'une scène en plein boom, fougueuse, puissante. Reportage sur place à la rencontre de différents intervenants.

Thomas Ostermeier adapte magistralement le roman d'Édouard Louis Histoire de la violence, en tirant parti de toutes les possibilités du théâtre. À voir au National.

En nous accueillant dans un refuge en montagne au sein d'une communauté libre de toute contrainte, Des caravelles et des batailles invite à pousser les murs de notre imaginaire et repose les bases de notre vie en communauté. Une fable intelligente et un appel au lâcher-prise, non sans conscience.

Salvatore Calcagno s'attaque au classique américain de Tennessee Williams Un tramway nommé Désir, créé au Théâtre de Liège. S'il est difficile d'oublier le spectre de Marlon Brando, le jeune metteur en scène imprime sa patte à ce chef-d'oeuvre qui prend un autre éclat à l'ère post-MeToo.

Roda Fawaz est de retour, plus flamboyant que jamais sous l'influence du très baroque Pietro Pizzuti. Dans Dieu le père, créé au Théâtre de Poche, il trace le portrait de sa mère tout en interrogeant son propre rapport à la religion. Hyper personnel, universel et diablement touchant.

En 1988 a lieu la première réunion du GIEC à Genève. Quelques mois plus tard, à Tokyo, à l'occasion du G7, les sept pays les plus riches du monde s'engagent à réduire leurs émissions de carbone. Le projet vise à réduire de 20% les émissions de carbone à l'horizon 2005 afin de limiter le réchauffement climatique à 1,5%. Que s'est-il donc passé depuis alors qu'en 1981 déjà, l'Américain Malcolm Forbes Baldwin, le président du conseil sur la qualité de l'environnement (mis en place par Ronald Reagan) concluait son rapport par ces mots: "Il n'est pas de sujet plus important que la protection de la nature".

Angels in America, deuxième! Après la version de Philippe Saire passée au Théâtre des Martyrs, on a vu au NTGent celle, plus longue et donc plus proche de la pièce originale de Tony Kushner, du collectif Olympique Dramatique, qui sera prochainement au KVS. Attention, ça décoiffe!