Oleanna de David Mamet bouscule les rapports de pouvoir et de domination. Toute d'ambiguïté, la pièce évite que le dialogue (de sourds souvent) ne sombre dans le manichéisme.

Destiné aux petits à partir de 18 mois, Tiébélé du Théâtre de la Guimbarde emmène en douceur jusqu'au Burkina Faso, à travers la complicité de deux comédiennes qui chantent et dessinent. Un délicieux moment suspendu.

En images, en paroles et en corps, Marie-Aurore D'Awans et Pauline Beugnies reviennent en détail sur ce qui a précédé et a suivi la mort tragique de Mawda, décédée à 2 ans sur l'autoroute E42 à cause d'un tir policier. Éclairant et accablant.

Il fallait l'oser et elle l'a fait. Héloïse Jadoul monte Intérieur, pièce en un acte de Maurice Maeterlinck destinée à l'origine à des marionnettes. En poussant les logiques de l'oeuvre à leur paroxysme, avec un résultat plastique plutôt étourdissant.

La compagnie Dérivation cuisine l'opéra à sa savoureuse sauce, concentrée et épicée, et livre le King Arthur de Purcell en régal pour les plus jeunes. Irrésistible.

Après Platon, Pauline d'Ollone s'attaque à Phèdre. Tout en assumant le meilleur du texte de Jean Racine, Phèdre(s) se voit boosté de quelques éléments de modernité. Une perspective à moitié accomplie.

Après sa création à Avignon, Kingdom, ultime partie de la trilogie d'Anne-Cécile Vandalem sur les rêves perdus, arrive enfin chez nous. Un spectacle ambitieux, terriblement actuel, mais manquant de grandiose par rapport au documentaire qui l'a inspiré.

Après avoir démantibulé l'orthographe dans le brillant La Convivialité, Arnaud Hoedt et Jérôme Piron appliquent leur formule de conférence décalée et technologiquement interactive pour aborder un sujet maousse costaud: l'école.