Comment artistes, galeries et musées subsistent-ils en période de confinement? Etat des lieux, à l'heure où la résistance s'organise notamment à travers la mise en ligne de contenus.

Sur un texte de Pietro Pizzuti, Magali Pinglaut met en scène un trio de femmes victimes/battantes/héroïques, en un huis clos hospitalier grave mais semé d'humour.

En enlevant les deux serpents au célébrissime groupe du Laocoon, l'artiste flamand Kris Martin (°1972), avec une légère touche d'humour, libère l'oeuvre de son côté narratif pour en revenir aux seules expressions des personnages et dès lors, toucher à une autre dimension, plus universelle sans doute : l'effroi.

Cerebrum d'Yvain Juillard revient à Bruxelles pour une longue série aux Martyrs. Une conférence-spectacle instructive, ambitieuse mais légèrement bancale sur le fonctionnement du cerveau.

Par la bouche de Romain Daroles, François Gremaud déclare son amour à Phèdre, le chef-d'oeuvre racinien. Et d'un point d'exclamation, la tragédie se transforme en comédie. Une petite perle.

Dans son seul en scène Qui est blanc dans cette histoire ?, Raphaëlle Bruneau mêle sa propre expérience de mère d'enfants métis aux lettres de son arrière-grand-oncle missionnaire au Congo-Brazzaville pour secouer les mémoires et les points de vue. Un petit uppercut dans la mâchoire du racisme ordinaire.

Article du magazine

WoWmen! au Kaaitheater et XX Time à la Balsamine, à Bruxelles. HétéroCLITe à l'Ancre, à Charleroi. Guerrières! dans divers lieux à Mons... Les focus et minifestivals consacrés au féminin se sont multipliés sur nos scènes. Tour d'horizon du pourquoi et du comment.

Sous forme d'un diptyque, Jean-Marie Piemme écrit une suite à La Putain respectueuse de Sartre pour sortir de l'anonymat sa victime noire. Un symbole antiraciste appuyé et mis en scène par Philippe Sireuil.

Créé en ouverture du festival Pays de Danses à Liège, B4 Summer, le nouveau solo de Mercedes Dassy, est de passage à Bruxelles à la Balsamine. La jeune chorégraphe y emprunte d'autres chemins que la danse pour interroger l'indocilité.

Alors que s'achève l'exposition blockbuster Léonard de Vinci au Louvre, une Joconde version 2020 sera mise en vente à Paris fin février: une Rubik Mona Lisa (2005), de l'artiste de rue Invader, assemblée avec près de 330 Rubik's Cubes.

C'est lui qui le dit: il a pas mal amélioré ses vannes depuis les premières lancées en public à l'enterrement de son père, en 2008. Son paternel -et la filiation en général- est d'ailleurs le pivot de son nouveau spectacle, Au suivant!, actuellement au TTO. À tous les coups, Guillermo Guiz s'assure une victoire par K.O.

L'oeuvre de la Californienne Theodora Allen (°1985) distille une étrange douceur en même temps qu'une inquiétante précision. L'ensemble, chromatiquement se partage entre le blanc diaphane et le bleu pâle et liquide, deux teintes propices à un dépassement de la conscience : " Si les portes de la perception étaient nettoyées, écrivait William Blake, l'un des maîtres de l'artiste, chaque chose apparaîtrait infinie ".

Dans une scénographie de machines sonores bricolées, neuf femmes sortent Winnie Mandela de l'ombre de Madiba pour un hommage en chant, en musique, en danse et en échos avec leur présent. Hétéroclite mais poignant.

Article du magazine

Après l'Afrique du Sud lors de la dernière édition, c'est le Portugal qui se trouve aujourd'hui sous les feux des projecteurs du festival liégeois Pays de danses, avec un programme s'étirant du néoclassique au contemporain d'inspiration urbaine. Le reflet d'une scène en plein boom, fougueuse, puissante. Reportage sur place à la rencontre de différents intervenants.