C'est le 23 septembre au Théâtre National à Bruxelles que seront dévoilés les lauréats des Prix de la Critique. Ce vendredi, le jury composé d'une dizaine de journalistes spécialisés en théâtre, en danse et en cirque (et dont Focus et Le Vif font partie) dévoile ces traditionnelles nominations pour la saison qui vient de s'achever (lire ci-après). Mais les organisateurs de ces récompenses uniques en Fédération Wallonie-Bruxelles, existant sous diverses appellations depuis 1952, annoncent des nouveautés pour cette nouvelle édition.

Les "Maeterlinck"

Tout d'abord un nouveau nom. Le cinéma belge a ses Magritte, les arts vivants auront désormais leurs Maeterlinck. En effet, ne dites plus "Prix de la Critique Théâtre-Danse-Cirque", mais bien "Prix Maeterlinck de la Critique Scènes". L'ASBL qui gère les Prix souhaite ainsi rendre hommage à l'écrivain et dramaturge Maurice Maeterlinck (1862-1949), à ce jour seul Belge à avoir été honoré du Prix Nobel de littérature (1911). Cette nouvelle appellation vient s'ajouter à la statuette dessinée par François Schuiten et remise depuis l'année dernière à chaque lauréat.

Par ailleurs, les Prix gagnent en visibilité puisque la RTBF retransmettra la soirée du 23 septembre en direct via sa plateforme Auvio. Fabrice Murgia, le directeur artistique du Théâtre National, qui accueille la cérémonie, assurera la mise en scène de l'événement.

Isabelle Pousseur © DR

Seize Prix

Une nouvelle catégorie consacrée au spectacle de comédie ou d'humour s'ajoute aux quinze prix habituellement remis chaque année. Quant au Prix Bernadette Abraté, récompensant un apport majeur aux arts de la scène, il revient cette année à Isabelle Pousseur, metteuse en scène et directrice-fondatrice du Théâtre Océan Nord, à Schaerbeek.

La liste des nommées et nommés ainsi que les dates de reprise des spectacles pointés

Les liens pointent vers nos critiques des différents spectacles.

Ce qui arrive © Alice Piemme

Meilleur spectacle

- Ce qui arrive, de Coline Struyf, d'après le roman graphique Ici de Richard McGuire.

- Final Cut, de Myriam Saduis avec la collaboration d'Isabelle Pousseur.

- Sylvia, de Fabrice Murgia, d'après Sylvia Plath.

Meilleure mise en scène

- Crâne, d'Antoine Laubin d'après le roman éponyme de Patrick Declerck.

- L.U.C.A. - Last Universal Common Ancestor, d'Hervé Guerrisi et Grégory Carnoli.

- Playback d'histoires d'amour, de Delphine Bibet.

Stretch © Danny Willems

Meilleur spectacle de danse

- Mirage, d'Olga de Soto.

- Stretch, d'Isabella Soupart.

- The Great He-Goat, de Nicole Mossoux, en collaboration avec Patrick Bonté.

La Vrille du chat © Back Pocket

Meilleur spectacle de cirque

- La Vrille du chat, de la compagnie Back Pocket.

- One-shot!, de Maxime Dautremont et Foucault Falguerolles (Cie one-Shot!).

- Valhalla, d'Anna Nilsson et Sara Lemaire (Petri Dish).

Meilleure comédie/Meilleur spectacle d'humour

- Amitiés sincères, de Stephan Archinard et François Prévôt-Leygonie. Mise en scène de Michel Israël.

- Desperado, de Ton Kas et Willem De Wolf. Mise en scène Tristero/Énervé

- Scapin 68, de Thierry Debroux (m.e.s. et écriture), d'après Molière.

Meilleur spectacle jeune public

- (Victor) Frankenstein, de Karine Birgé - Cie Les Karyatides, d'après Mary Shelley.

- La Question du devoir, d'Émilie Plazolles (Théâtre des Zygomars

- #VU, de Mattias De Paep et Andreas Christou (Cie Les Arts nomades)

Meilleur seul en scène

- LEGS "suite", de et avec Edoxi Gnoula. Mise en scène de Philippe Laurent.

- Un homme si simple, d'André Baillon. Mise en scène de Michel Bernard. Avec Angelo Bison.

- Une vie sur mesure, de Cédric Chapuis. Mise en scène de Stéphane Batlle. Avec Pierre Martin.

Partage de midi © DR

Meilleure découverte

- On est sauvage comme on peut, du collectif Greta Koetz.

- Partage de Midi, de Paul Claudel. Mise en scène d'Héloïse Jadoul.

- Pourquoi Jessica a-t-elle quitté Brandon?, de Pierre Solot et Emmanuel De Candido.

Final Cut © Marie-France Plissart

Meilleure comédienne

- Edoxi Gnoula, dans LEGS "suite", de et avec Edoxi Gnoula.

- Myriam Saduis, dans Final Cut, de Myriam Saduis avec la collaboration d'Isabelle Pousseur.

- Anne Sylvain, dans Ce qui arriva quand Nora quitta son mari, d'Elfriede Jelinek. Mise en scène de Christine Delmotte, et dans Elephant Man, d'Anne Sylvain. Mise en scène de Michel Kacenelenbogen.

Achille Ridolfi © Giacinto Caponio

Meilleur comédien

- Cédric Juliens, dans Les Voies sauvages, écrit et mis en scène par Régis Duqué.

- Hervé Piron, dans Desperado, de Ton Kas et Willem De Wolf, et dans Crâne, d'Antoine Laubin.

- Achille Ridolfi, dans Anti-héros, d'Achille Ridolfi, mise en scène de Nathalie Uffner, et dans Propaganda!, de Vincent Hennebicq.

Espoir féminin

- Salomé Crickx, dans Lutte des classes, d'Ascanio Celestini. Mise en scène de Iacopo Bruno et Salomé Crickx.

- Sarah Grin, dans Partage de Midi, de Paul Claudel. Mise en scène d'Héloïse Jadoul.

- Cécile Maidon, dans Penthésilée, d'Heinrich von Kleist. Mise en scène de Thibaut Wenger.

Espoir masculin

- Ferdinand Despy, dans Marguerite Duras, d'Isabelle Gyselinx.

- Pierre Gervais, dans Ce qui arrive, de Coline Struyf.

- Thomas Mustin, dans Hamlet, de William Shakespeare. Mise en scène et adaptation d'Emmanuel Dekoninck.

Meilleur auteur/Meilleure autrice

- Angèle Baux-Godard, pour L'Empreinte du vertige. Mise en scène de Clément Goethals.

- Pauline d'Ollone, pour Où suis-je? Qu'ai-je fait?. Mise en scène de Pauline d'Ollone.

- Tom Lanoye (auteur) et Alain Van Crugten (traducteur), pour La Reine Lear. Mise en scène de Christophe Sermet.

Meilleure scénographie

- Ce qui arrive, de Coline Struyf, d'après Ici de Richard McGuire. Scénographie d'Arié Van Egmond.

- Partage de Midi, de Paul Claudel. Mise en scène d'Héloïse Jadoul. Scénographie de Bertrand Nodet.

- Valhalla, d'Anna Nilsson et Sara Lemaire. Scénographie d'Anna Nilsson et Sara Lemaire.

Sylvia © Hubert Amiel

Meilleure création artistique et technique

- (Victor) Frankenstein, de Karine Birgé d'après Mary Shelley.

- Parc, du collectif La Station.

- Sylvia, de Fabrice Murgia.