Quand Paul Claudel (1868-1955) met le dernier point à Partage de Midi en 1905, il vient d'essuyer une douloureuse rupture amoureuse. Cette pièce s'en ressent, balayée par une schizophrénie constante, propre à son auteur, entre un brûlant appel du corps et l'aspiration à un amour divin. C'est le terreau de la mise en scène d'Héloïse Jadoul, comédienne régulière des créations de Martine Wijckaert à la Balsamine. Depuis longtemps, cette pièce la fascine et dit avoir préféré cette première version à la réécriture de 1948, expurgée des lignes de force promises ci-dessus.
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