Critique théâtre: à crâne ouvert

11/02/19 à 10:21 - Mise à jour à 10:21

Partant de sa propre opération d'une tumeur au cerveau, Patrick Declerck, dont c'est ici le troisième texte mis en scène par Antoine Laubin, place l'homme devant l'imminence potentielle de la mort, devant l'immortalité de l'art et devant l'insouciance des animaux. Brillant.

Il n'est pas très sympathique cet Alexandre Nacht. Grand intellectuel trilingue, fan de Bach, citant volontiers Spinoza et Wittgenstein autant que Shakespeare dans le texte, il se révèle bien vite méprisant envers ses congénères et manifestement plus attaché à sa chienne Sally (évoquée sur scène par Tipi) qu'à sa femme Anne. Cet écrivain et conférencier approchant de la soixantaine est ici campé par Philippe Jeusette, toujours délicieux dans les rôles de bougons sarcastiques. Il passera tout le spectacle pieds nus, en partie dans une forme élégante de pyjama et en partie dans une chemise d'hôpital, de celles qui r...

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