L'association Promouvoir, qui ne cesse de censurer le cinéma en France, a désormais son homologue italien: l'Eglise. L'histoire d'amour gay écrite et réalisée par Andrew Haigh en 2011 (lire notre critique), qui sort cette semaine en Italie, sera projetée dans 10 salles seulement, jugée "scabreuse", "inutilisable" et "déconseillée" par la commission d'évaluation de la Conférences des évêques italiens (CEI). Pour les autorités italiennes, ce film est seulement interdit aux moins de 14 ans.

Week-end a été refusé par les plus de 1.100 salles obscures appartenant à l'Eglise, qui forment l'essentiel du réseau des salles indépendantes du pays, en marge des grandes chaînes d'exploitation, selon son distributeur Teodora Film.

Ce réseau est un héritage de l'époque, immortalisée dans le Cinema Paradiso de Giuseppe Tornatore, où chaque paroisse avait son cinéma et où le prêtre du quartier faisait couper les scènes qu'il jugeait inappropriées. Désormais, ces salles sont louées par les paroisses à des gérants qui, selon Cesare Petrillo, président de Teodora, ne sont pas religieux mais doivent s'engager à suivre les directives des évêques.

"Les personnages principaux sont gays"

"Normalement, un film comme ça aurait été diffusé par beaucoup de ces salles. Mais en fait on n'a pas pu le sortir dans des régions entières et des villes comme Florence, Bergame ou Padoue. Et la seule raison c'est que les personnages principaux sont gays", a dénoncé Petrillo à l'AFP.

Réalisé en 2011, Week-end sort en Italie pour surfer sur le récent succès du Britannique Andrew Haigh et de son long-métrage 45 years, un drame pudique qui avait été validé avec enthousiasme par la Conférences des évêques italiens.

La commission de la CEI évalue tous les films sortant en Italie, approuvant la majorité mais signalant certains comme "problématiques", en invitant les exploitants à accompagner leur diffusion d'un débat sur les questions qu'ils soulèvent. Cela a ainsi été le cas récemment pour The Danish Girl, sur la pionnière transgenre Lili Elbe, ou Spotlight, sur le scandale des prêtres pédophiles à Boston.

Il est très rare que la commission aille jusqu'à recommander que le film ne soit pas diffusé. Le dernier en date était El Club, du Chilien Pablo Larrain, prix du jury à la Berlinale 2015, une plongée dans les traumatismes du Chili à travers l'étude d'une communauté religieuse déstabilisée par un scandale de pédophilie.

L'association Promouvoir, qui ne cesse de censurer le cinéma en France, a désormais son homologue italien: l'Eglise. L'histoire d'amour gay écrite et réalisée par Andrew Haigh en 2011 (lire notre critique), qui sort cette semaine en Italie, sera projetée dans 10 salles seulement, jugée "scabreuse", "inutilisable" et "déconseillée" par la commission d'évaluation de la Conférences des évêques italiens (CEI). Pour les autorités italiennes, ce film est seulement interdit aux moins de 14 ans.Week-end a été refusé par les plus de 1.100 salles obscures appartenant à l'Eglise, qui forment l'essentiel du réseau des salles indépendantes du pays, en marge des grandes chaînes d'exploitation, selon son distributeur Teodora Film. Ce réseau est un héritage de l'époque, immortalisée dans le Cinema Paradiso de Giuseppe Tornatore, où chaque paroisse avait son cinéma et où le prêtre du quartier faisait couper les scènes qu'il jugeait inappropriées. Désormais, ces salles sont louées par les paroisses à des gérants qui, selon Cesare Petrillo, président de Teodora, ne sont pas religieux mais doivent s'engager à suivre les directives des évêques."Normalement, un film comme ça aurait été diffusé par beaucoup de ces salles. Mais en fait on n'a pas pu le sortir dans des régions entières et des villes comme Florence, Bergame ou Padoue. Et la seule raison c'est que les personnages principaux sont gays", a dénoncé Petrillo à l'AFP.Réalisé en 2011, Week-end sort en Italie pour surfer sur le récent succès du Britannique Andrew Haigh et de son long-métrage 45 years, un drame pudique qui avait été validé avec enthousiasme par la Conférences des évêques italiens. La commission de la CEI évalue tous les films sortant en Italie, approuvant la majorité mais signalant certains comme "problématiques", en invitant les exploitants à accompagner leur diffusion d'un débat sur les questions qu'ils soulèvent. Cela a ainsi été le cas récemment pour The Danish Girl, sur la pionnière transgenre Lili Elbe, ou Spotlight, sur le scandale des prêtres pédophiles à Boston.Il est très rare que la commission aille jusqu'à recommander que le film ne soit pas diffusé. Le dernier en date était El Club, du Chilien Pablo Larrain, prix du jury à la Berlinale 2015, une plongée dans les traumatismes du Chili à travers l'étude d'une communauté religieuse déstabilisée par un scandale de pédophilie.