Brad Bird: "L'univers des Indestructibles n'est pas un pur univers de super-héros"

27/06/18 à 14:49 - Mise à jour à 14:58
Du Le Vif Focus du 21/06/18

En 2004, Les Indestructibles anticipaient avec brio une ère paroxystique pour les super-héros au cinéma. Quatorze ans plus tard, leur créateur Brad Bird leur donne une suite. Avec quel degré de perméabilité à la logique de surenchère faisant désormais loi?

A première vue, rien n'a changé pour la famille Parr. Et quand on dit rien, c'est rien: Les Indestructibles 2 s'ouvrent à la minute près où se refermait il y a quatorze ans le premier volet estampillé Pixar de ses aventures animées. Ceux qui espéraient retrouver à l'écran un clan de super-héros marqués par le temps en seront donc pour leurs frais: les parents Helen et Bob, flanqués de leurs rejetons Violet, Dash et Jack-Jack, forment un bloc immuable face à la vermine déprédatrice. Logique, somme toute, si l'on se réfère à la manière dont Brad Bird, leur géniteur commun, a conçu ces personnages hauts en couleur et leurs habilités spécifiques: chez les Indestructibles, en effet, la super-force de Bob renvoie à la figure caricaturée du père protecteur, l'élasticité d'Helen à celle de la mère qui se démène dans tous les sens, l'invisibilité de Violet à l'insécurité propre à l'adolescence et la rapidité de Dash à une enfance boule de nerfs. Quant à Jack-Jack, le petit dernier, son étendue "couteau suisse" de pouvoirs fait écho à l'incroyable faculté d'apprentissage des bébés.
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