Critique

[Critique ciné] Shirley, loin du biopic académique

Nicolas Clément
Nicolas Clément Journaliste cinéma

Mi-narratif et mi-plastique, le film hésite entre le message féministe asséné et l’exercice de style libéré.

Immense autrice du XXe siècle spécialisée dans le fantastique et l’horreur, Shirley Jackson a notamment signé la glaçante nouvelle The Lottery et le roman multi-adapté The Haunting of Hill House. En en faisant le coeur battant de son nouveau long métrage, la réalisatrice américaine Josephine Decker évite habilement l’écueil du biopic académique mais pas tout à fait le cliché de l’artiste torturée en proie à la folie -Jackson est largement dépeinte ici en sorcière parano sujette aux crises de nerfs. Mi-narratif et mi-plastique, le film hésite entre le message féministe asséné et l’exercice de style libéré, sa plus belle réussite résidant dans la création d’une atmosphère inquiète à la vénéneuse étrangeté.

Drame/biopic de Josephine Decker. Avec Elisabeth Moss, Michael Stuhlbarg, Odessa Young. 1h47. Sortie: 02/09. ***

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