Critique

[Critique ciné] Parasol, entre réalité et fiction

Parasol, de Valéry Rosier © DR
Louis Danvers
Louis Danvers Journaliste cinéma

CHRONIQUE CHORALE | Le jeune réalisateur Valéry Rosier aime arpenter sans contrainte les frontières entre réalité et fiction. Il signe un premier long métrage sur les vacances. Dans tous les sens du terme.

Dans vacances, au pluriel, il y a vacance, au singulier. Il y a ce vide qui nous sépare des autres, et souvent aussi de nous-mêmes. Le soleil d’une île en Méditerranée n’y changeant rien ou presque. Sauf que, des fois… Valéry Rosier nous emmène à Majorque sur les pas de quelques personnages en errance, qu’il cadre avec originalité dans des lieux « d’entre-deux », avec un sens du décalage et une juste distance n’excluant pas l’empathie. La fiction du jeune cinéaste est bien documentée. Au point de produire une rare et fascinante impression de réalité. Avec le supplément d’âme d’une émotion fragile, jamais sollicitée mais presque constamment présente. Joué par des acteurs non-professionnels, un film sur des touristes qui n’est pas touristique pour un sou!

DE VALÉRY ROSIER. AVEC JULIENNE GOEFFERS, ALFIE THOMPSON, PERE YOSKO. 1H15. SORTIE: 17/02.

Dans le Focus du 12 février, notre interview de Valéry Rosier.

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