Critique

[Critique ciné] Carnivores, lisse et clinquant

Nicolas Clément
Nicolas Clément Journaliste cinéma

THRILLER PSYCHOLOGIQUE | Derrière la caméra, Jérémie et Yannick Renier travaillent assez naïvement le motif du double.

[Critique ciné] Carnivores, lisse et clinquant

Jérémie et Yannick Renier passent derrière la caméra pour mettre en scène la relation ambivalente unissant deux soeurs comédiennes que tout oppose: l’une, instinctive, a du succès et une vie de famille; l’autre, intello, rame sur tous les tableaux. Assez naïvement décidés à travailler le motif du double, les frères acteurs, bien sûr, connaissent le cinéma de François Ozon, qui lui-même connaît celui de Brian De Palma, mais n’en restent pas moins désespérément à la surface du miroir: lisse et clinquant, Carnivores accouche d’un thriller sans tension, alignant dans la facilité et l’ennui des rebondissements qu’on avait vu venir à des kilomètres. Avec, en filigrane, cette idée singulièrement cruche, limite insultante pour le spectateur, de figurer la très binaire inversion des rôles à l’oeuvre dans le film par une Leïla Bekhti avec ou sans lunettes. Ouch.

De Jérémie et Yannick Renier. Avec Leïla Bekhti, Zita Hanrot. 1h26. Sortie: 11/04. *(*)

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