On ne répétera jamais assez combien les (r)évolutions technologiques ont influencé, si pas dicté, les grandes transformations sociologiques de l'histoire. Sans la radio, sans le téléphone, sans la télévision, et bien sûr sans Internet, le monde aurait une autre saveur et un autre visage. On ne connaîtrait pas l'ivresse (certains diront la tyrannie) de l'instantanéité, du multitasking ou de la culture (musique, filmsà) "à emporter". Autant de nouvelles expériences induites par cet armada high-tech qui n'a pas seulement modifié notre environnement et nos traditions mais aussi et surtout ...

On ne répétera jamais assez combien les (r)évolutions technologiques ont influencé, si pas dicté, les grandes transformations sociologiques de l'histoire. Sans la radio, sans le téléphone, sans la télévision, et bien sûr sans Internet, le monde aurait une autre saveur et un autre visage. On ne connaîtrait pas l'ivresse (certains diront la tyrannie) de l'instantanéité, du multitasking ou de la culture (musique, filmsà) "à emporter". Autant de nouvelles expériences induites par cet armada high-tech qui n'a pas seulement modifié notre environnement et nos traditions mais aussi et surtout nos manières de penser, d'appréhender le monde, et par ricochet, d'agir. Car en chamboulant en profondeur notre perception du temps et de l'espace, la quincaillerie digitale nous place dans une position de toute puissance inédite. Celle notamment de pouvoir joindre n'importe qui à n'importe quel moment. Un sentiment de puissance qui, mal digéré, peut vite virer à l'addiction. Face à ce rouleau compresseur émotionnel et affectif, deux possibilités : faire le gros dos (mais pas longtemps, la pression combinée du groupe et de la publicité finit tôt ou tard par faire céder les digues idéologiques, comme l'a montré l'adhésion massive et ultra rapide du téléphone portable). Ou en prendre son parti (ou celui du fiston, de la petite s£ur, voire du père ou du grand-père qui attendront leur babiole numérique sous le sapin) suivant la place qu'on occupe sur une échelle de la " geekitude " qui va de l'usager fonctionnel et méfiant au technophile acharné. Dans tous les cas, il faudra encore pouvoir trouver chaussure à son pied. Ce qui, dans un secteur qui tire plus vite que son ombre et qui pratique le cryptage à grande échelle ("Vous avez le choix entre le modèle ZPN-345-A et le ZPN-347-B"), ferait presque passer les notices de médicaments pour de la grande littérature. C'est la raison d'être de ce guide que nous avons voulu avant tout pratique. Pas de blabla, pas de jargon inutile, pas d'avalanche de chiffres arides, l'accent est mis sur les infos essentielles pour chacune des grandes catégories de produits, des smartphones aux écrans plats en passant par les manettes et les tablettes. En prenant un peu de hauteur, on observe quelques changements dans la topographie, comme l'arrivée programmée dans la sphère domestique de la 3D (écrans, lecteurs de DVDà), la montée de sève du tactile (tablettes et smartphones) et surtout, the next big thing, l'hyper connection. Poursuivant le Graal du tout-en-un, les fabricants relient à tour de bras leurs appareils au Net qui se profile de plus en plus comme une sorte de super serveur distribuant ses contenus aux différentes plateformes. Après les téléphones et les tablettes, c'est ainsi au tour de la télé de tisser sa Toile (la Google TV est attendue pour dans quelques mois). Avec la promesse de nouveaux frissons et de nouvelles conduites. Plus que jamais, le futur s'écrit aujourd'huiàpar laurent raphaël