Huitième roman de Sylvain Prudhomme, 40 ans, Par les routes met en scène un homme d'une quarantaine d'années jamais autrement nommé que "l'auto-stoppeur". En couple avec une traductrice nommée Marie, père d'un petit garçon, l'auto-stoppeur ne peut s'empêcher de partir régulièrement, pouce levé, au hasard sur les routes de France. L'histoire est racontée par Sacha, un ancien ami de l'auto-stoppeur. Écrivain, Sacha est venu s'installer dans une petite ville du sud-est sans savoir qu'il y retrouverait l'ancien compagnon de jeunesse avec qui, vingt ans auparavant, il avait sillonné la France en auto-stop.L'un s'est assagi, l'autre, doux et aimant, a toujours pourtant ce besoin paradoxal de bouger, d'aller voir d'autres ailleurs même si, le plus souvent, ce sont des aires d'autoroutes. "C'était comme s'il avait toujours besoin que sa trajectoire en frôle d'autres", écrit joliment Sylvain Prudhomme en parlant de son auto-stoppeur. Au fil des absences de plus en plus longues et fréquentes de l'auto-stoppeur, Sacha se rapproche de Marie et de leur fils Agustin.

Mais le livre du romancier, publié chez L'Arbalète/Gallimard, n'est pas un vaudeville. Ce qu'offre Sylvain Prudhomme, qui a figuré dans les sélections du prix Renaudot, de l'Interallié et du Grand prix du roman de l'Académie française, est une splendide ode à la liberté. Il existe une multitude d'existences possibles, rappelle l'écrivain.

Le Femina étranger a été décerné à l'Espagnol Manuel Vilas pour Ordesa (Éditions du Sous-Sol) et le Femina de l'essai à Emmanuelle Lambert pour Giono furioso (Stock).

L'Irlandaise Edna O'Brien, qui concourait dans la catégorie Femina étranger avec Girl, obtient un prix spécial "pour l'ensemble de son oeuvre". Et Michel Desmurget, l'un des finalistes pour le Femina de l'essai avec La fabrique du crétin digital, remporte une "mention spéciale en tant que lanceur d'alerte".