Critique | Cinéma

[critique ciné] Ali & Ava, naturel et sincère

© Altitude Film
Nicolas Clément
Nicolas Clément Journaliste cinéma

Réalisatrice britannique venue du documentaire, Clio Barnard s’était signalée dès 2013 côté fiction avec The Selfish Giant, remarquable drame social alliant âpre naturalisme et poésie sauvage sur fond d’enfance en danger. La dynamique d’Ali & Ava, son nouveau long métrage, rappelle aussi bien le Ae Fond Kiss de Ken Loach que Tous les autres s’appellent Ali de Rainer Werner Fassbinder. Fleurant bon l’Angleterre prolétaire des pubs-karaokés et des grosses pintes de bière tiède, le film orchestre avec naturel et sincérité la rencontre entre deux solitudes blessées. Gestionnaire d’immeubles d’origine bengalie, Ali aime le punk, l’électro, le rap et le bhangra. Assistante scolaire aux racines irlandaises, Ava écoute du folk et de la country. Pas forcément destinés à se rencontrer, ils vont tenter de faire une force de leurs différences tout au long de ce très chouette petit film qui traduit avec chaleur et humanité l’état de douce exaltation, mais aussi de grande fragilité, dans lequel peut plonger la naissance du sentiment amoureux.

Comédie dramatique. De Clio Barnard. Avec Adeel Akhtar, Claire Rushbrook. 1h35. Sortie: 23/03. ***(*)

Lire également notre portrait d’Adeel Akhtar.

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