Le Ton Mité

10/05/17 à 14:51 - Mise à jour à 14:50
Du LeVif Focus du 12/05/17

Son patronyme est aussi improbable que son album, porte-flingue charmeur tout en free style. Prétexte à fouiller l'ADN d'un Américain imaginatif de Bruxelles avant son passage aux Nuits Bota.

Pour entrer dans le trois pièces en enfilade schaerbeekois de Le Ton Mité, on est prié d'enlever ses chaussures. La cuisine nous accueille en chaussettes et un café nous y est proposé. Faut d'abord, littéralement, moudre le grain: cela se fait avec l'un de ces vieux engins mécaniques sortis de l'Expo 58, mais pas avant que Le Ton n'ait revêtu un tablier orange folklo. Rencontrer ce quadra natif de Little Rock, Arkansas, c'est décrypter son album qui ne ment pas sur son titre (Passé composé futur conditionnel). De fait, il brouille agréablement la ligne du temps et des genres via pas moins de 50 plages où l'on bronze sous un soleil new wave (Micro-capitalism), soul (Class War), jazz (Did Pharoah Saunders Ever Come Back?), pop (Space Needle) et le plus souvent, inclassable (Donne-moi une heure dans un lac). Ce disque de chercheur trouve ainsi une conception totalement libertaire de la musique, avec fantaisie et sens récurrent de la quiétude, celle-ci rappelant même les incidences seventies de Brian Eno. Comme dans les 55 secondes de Petit bis ou les 56 de L'Esprit viking, l'homéopathie s'avère efficace et riche d'un mix zazou digne d'un Zappa minimaliste e...

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