20th Century Women, l'éducation sentimentale

01/03/17 à 09:00 - Mise à jour à 09:12
Du Le Vif Focus du 24/02/17

À tout juste 50 ans, Mike Mills, le réalisateur américain de Thumbsucker et Beginners, se souvient de sa mère dans 20th Century Women, troisième long métrage fictionnel où le récit d'apprentissage seventies se double de la célébration inspirée d'une féminité résolument plurielle. Rencontre.

Les dernières années de la vie de son père, sorti du placard sur le tard et explorant de nouveaux horizons sexuels à l'aune de sa septantaine, lui avaient inspiré Beginners (avec Christopher Plummer et Ewan McGregor) en 2011, soit le récit d'un deuil en forme d'introspection personnelle éclaté entre présent et passé. C'est aujourd'hui le souvenir vibrant de sa mère qui irrigue la matière de 20th Century Women, son nouveau long métrage, comédie douce-amère où, dans le Santa Barbara de 1979, année phare de tous les changements, un jeune adolescent s'éveille à la complexité du monde sous la coupe iconoclaste de trois générations de femmes: sa mère Dorothea (Annette Bening), enfant de la Grande Dépression à l'impénétrable mystère hérité de Bogart, la délurée Abbie (Greta Gerwig), baby boomer bohème biberonnant au punk qui vit sous le même toit, et enfin Julie (Elle Fanning), fantasme aux cheveux de miel en proie aux affres propres à la génération X. Touche-à-tout de génie (vidéaste et graphiste, il a réalisé des clips pour Pulp, Air ou Blonde Redhead et conçu des pochettes pour Jon Spencer, Sonic Youth ou les Beastie Boys), Mike Mills puise dans son vécu le plus intime le carburant de ses fictions. Explications.
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