Kanal: Ariane Loze, la femme à la caméra

07/05/18 à 10:58 - Mise à jour à 11:04
Du Le Vif Focus du 03/05/18

Ariane Loze figure parmi les premiers artistes invités par Kanal à produire une oeuvre originale qui intégrera la collection du futur musée. Focus l'a suivie au fil de son processus de création.

"L'important, c'est de prendre acte d'aujourd'hui", confiait Bernard Blistène, le directeur du Musée national d'art moderne au Centre Pompidou, dans un entretien accordé au Vif cette semaine. Enregistrer ce présent de la création à Bruxelles, quelles que soient la nationalité ou la langue des plasticiens qui contribuent à en faire battre le pouls créatif, figure dans les missions du futur Musée d'art moderne et contemporain qui s'installera dans le bâtiment Citroën de la place de l'Yser. Cela d'autant plus que le train des grands noms des arts visuels belges est passé: leurs pièces s'affichent désormais à des prix prohibitifs. Au rythme d'une à deux vagues d'acquisition par an, les dix années à venir dessineront les contours d'une collection pour le XXIe siècle. La ville ayant déjà perdu assez de temps, elle n'entend plus laisser s'écouler le sablier. Pour preuve, les huiles de vidange de l'ancien garage ne sont pas encore sèches qu'elle a déjà mis la main à la poche -250.000 euros dépensés annuellement- en sollicitant dix artistes résidant en son sein, afin qu'ils produisent une oeuvre originale. Bruxelloise, Ariane Loze (1988) compte parmi la première dizaine d'élus sélectionnés parmi 300 noms retenus initialement par les onze membres d'un jury comprenant des personnalités du monde de l'art telles que Sophie Lauwers (responsable des expositions à Bozar), Carine Fol (directrice artistique de La Centrale) ou encore le collectionneur Alain Servais. Contactée par la Fondation Kanal, qui s'emploie à tracer les lignes du nouveau temple culturel, l'artiste a été la première à rencontrer l'équipe en charge du programme de l'année de "préfiguration" -comprendre la phase d'appropriation par le public avant le début des travaux à l'automne 2019. "C'était un moment particulièrement fort, très émouvant. J'ai rencontré Bernard Blistène qui m'a expliqué à quel point participer au lancement de cette aventure était historique et digne de mémoire", se souvient celle qui explore les potentiels de l'image en mouvement. Pourquoi le nom d'Ariane Loze a-t-il été retenu? "Il est toujours difficile de savoir quels chemins ont empruntés ceux qui viennent à vous", tempère avec modestie celle dont le travail se situe au croisement de la performance, de la scénographie et du cinéma. Il y a tout lieu de penser que les voies qui ont mené à Ariane Loze sont multiples. On sait par exemple que The Assignment,...

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