Critique

[Critique ciné] War Dogs, fable morale et décadente

Miles Teller et Jonah Hill dans War Dogs de Todd Phillips. © DR
Nicolas Clément
Nicolas Clément Journaliste cinéma

COMÉDIE DRAMATIQUE | Jonah Hill y incarne à merveille l’Amérique gloutonne des winners sans foi ni loi.

Phallocentré jusqu’à l’absurde, le film se vautre lamentablement une fois passé au crible du fameux test de Bechdel. Mais Todd Phillips, le réalisateur de la trilogie The Hangover, suprend positivement aux commandes de cette fable morale et décadente assez vicieuse sous ses dehors « feelgood ». Inspiré par un article paru dans le Rolling Stone magazine, War Dogs explore les ressorts dévoyés de l’économie de la guerre au Moyen-Orient à travers le destin haut en couleur de deux amis d’enfance s’improvisant trafiquants d’armes en profitant d’un dispositif méconnu du gouvernement fédéral qui leur permet de répondre à des appels d’offres de l’armée US. En baleineau au rire de castrat, cupide et fasciné par Scarface, Jonah Hill y incarne à merveille l’Amérique gloutonne des winners sans foi ni loi.

De Todd Phillips. Avec Miles Teller, Jonah Hill, Bradley Cooper. 1h55. Sortie: 24/08. ***(*)

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