À la télé ce soir : Station Eleven, la paix par l’art et la poésie

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Nicolas Bogaerts Journaliste

En 2014, cinq ans avant le Covid, le roman Station Eleven d’Emily St. John Mandel décrivait un «monde d’après» laminé par une grippe foudroyante et un effondrement technologique irréversible. Fruit d’une adaptation subtile et visuellement originale de Patrick Somerville (The Leftovers), cette série dystopique est surprenante dans ses trajectoires, poignante par la profondeur de ses thématiques. Si une impression de déjà-vu se dégage du premier épisode (premiers assauts du virus, morts, confinement), la suite imagine, vingt ans plus tard, les conséquences d’un effondrement civilisationnel. Menée par la lumineuse Kirsten, une troupe d’artistes sillonne l’ Amérique et propose d’un campement à l’autre des morceaux du répertoire shakespearien. La paix relative se voit troublée par des menaces terrifiantes, auxquelles Kirsten devra répondre en questionnant son propre passé. Bouleversant de résonance, Station Eleven montre, face à la plus horrible adversité, le pouvoir salvateur de l’art et de la poésie.

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Minisérie créée par Patrick Somerville. Avec Mackenzie Davis, Himesh Patel, Matilda Lawler. À 20h30 sur Be Séries.

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