"Amina"

En 2016, la structure bruxelloise Muziekpublique rassemblait une dizaine de musiciens autour d'un projet commun, Refugees For Refugees, regroupant des musiciens ven...

En 2016, la structure bruxelloise Muziekpublique rassemblait une dizaine de musiciens autour d'un projet commun, Refugees For Refugees, regroupant des musiciens venus de Syrie, du Tibet, du Pakistan, d'Irak, d'Afghanistan et de Belgique. Ce qui donna un premier album, Amerli, auquel succède aujourd'hui le nouveau Amina. La formule n'a pas changé, mais a encore gagné en fluidité. Par facilité, on parlerait volontiers de "musique de fusion", à condition toutefois de ne pas la résumer à un simple syncrétisme mou. Ici, le oud côtoie le chant nomade tibétain, tandis que le sarod traditionnel du Pakistan se mêle aux percussions orientales. Soit une certaine manière d'envisager la musique, sans oeillères ni frontières, pour un résultat qui égale au moins la noblesse de ses ambitions.