L'Histoire, cette ingrate, retiendra peut-être un jour que Pete Best ne fut pas seulement le premier batteur des Beatles. C'est aussi le nom d'un cowboy et le titre d'une excellente bande dessinée due aux non moins excellents Jérôme Duveau et Jean-Mic...

L'Histoire, cette ingrate, retiendra peut-être un jour que Pete Best ne fut pas seulement le premier batteur des Beatles. C'est aussi le nom d'un cowboy et le titre d'une excellente bande dessinée due aux non moins excellents Jérôme Duveau et Jean-Michel Thiriet, deux ovnis dans leur genre, puisque Pete Best n'est pas vraiment non plus tout à fait une bande dessinée: Jérôme Duveau ne dessine pas, ou alors juste quelques traits, pour accompagner ses pâtes à modeler et ses "photomodelages" qui mettent de la 3D et une fantaisie folle dans des gags déjà bien zinzins. Leur cowboy maladroit a un cheval en macramé, une tête en éponge, une chemise cousue dans les chutes d'un vieux caleçon et un lasso qui ressemble, à y regarder de plus près, à un vrai spaghetti, taille n°5! Entre Panique au village et Lucky Luke version Bouzard, Pete Best est donc réellement unique en son genre. Il arrive dix ans après un premier album de Jérôme Duveau chez Fluide, baptisé Pièces et main d'oeuvre, déjà dans le même esprit bricolo, DIY et 100% artisanal -et dont on peut voir de nombreux making of sur YouTube, après s'être plongé dans ce western bien drôle mais beaucoup trop vite lu.