On l'a dit "punk" pour son attitude des débuts, "underground" pour l'endroit d'où il a émergé ou "alternatif" quand le mainstream l'utilisait comme antidote à son propre poison. Se demander ce qu'il subsiste de l'indie rock aujourd'hui, c'est déjà s'interroger sur l'une des étiquettes les plus floues de l'histoire de la musique. Le rock naît indépendant avec les premiers disques d'Elvis sortis par Sun, petite boîte du Tennessee dirigée par Sam Phillips. Il devient cependant très rapidement le joujou d'une industrie qui n'a pour but que le profit. Dès les années 60. Quand des conglomérats, à commencer par Columbia (CBS), qui ont des parts dans des stations de radio, des maisons d'édition musicale et des chaînes de télévision, se décident à en prendre le contrôle. La notion de musique alternative, en marge d'une pop de consommation plus large, apparaît dans les sixties avec le mouvement hippie et le développement de la contre-culture. L'apparition de l'underground et des groupes pour initiés.
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