lunettes noires

L'accessoire indispensable pour assurer la touche de crânerie et de frime rock. A porter sous le soleil, certes, mais aussi dans la pénombre d'un club enfumé. Ce sont les fameuses lunettes noires pour nuits blanches, passées à brûler la vie par les 2 bouts. Les plus célèbres? Celles du Velvet Underground assurément. Il a pas l'air d'un tueur, Lou Reed, avec ses sunglasses qui renforcent un peu plus la morgue arty new-yorkaise du groupe "sponsorisé" par Andy Warhol? On peut encore citer Phil Spector, Joey Ramone... Moins menaçant, Roy Orbison, grand duduche rock'n'roll, à la voix divine mais au destin fracassé, en fera également une marque personnelle. Une manière comme une autre de masquer aussi son regard de bigleux.
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L'accessoire indispensable pour assurer la touche de crânerie et de frime rock. A porter sous le soleil, certes, mais aussi dans la pénombre d'un club enfumé. Ce sont les fameuses lunettes noires pour nuits blanches, passées à brûler la vie par les 2 bouts. Les plus célèbres? Celles du Velvet Underground assurément. Il a pas l'air d'un tueur, Lou Reed, avec ses sunglasses qui renforcent un peu plus la morgue arty new-yorkaise du groupe "sponsorisé" par Andy Warhol? On peut encore citer Phil Spector, Joey Ramone... Moins menaçant, Roy Orbison, grand duduche rock'n'roll, à la voix divine mais au destin fracassé, en fera également une marque personnelle. Une manière comme une autre de masquer aussi son regard de bigleux. Le roi de la country véspérale, c'est lui: Johnny Cash (1932-2003). Géant de la musique américaine, il sera rapidement surnommé The man in black. Le fait qu'il était en permanence vêtu du noir n'y est évidemment pas pour rien. Mais plus encore, c'est sa voix, un baryton à la profondeur abyssale, et ses histoires qui en feront un héros osbcur de la country. "I shot a man in Reno, just to watch him die", chanté sur Folsom Prison Blues, reste symbolique du marais poétique sombre dans lequel aimait se mouvoir Cash. Longtemps accro aux amphétamines, gros buveur, il cultivera volontiers une image de rebelle, jouant régulièrement en maisons de redressement (ses enregistrements célèbres dans les prisons de San Quentin et Folsom). Déchiré entre sa foi et ses penchants auto-destructeurs, il livrera ainsi une £uvre américaine majeure, riche de ses névroses et de ses contradictions. Le rock, c'est la musique du diable. Un truc de dégénérés, de loubards. Une affaire de "outlaw" en marge de la société bourgeoise. Le loden sera donc laissé au vestiaire. Place au blouson en cuir noir. Celui arboré par les bikers, enfourchant leur bécane pour de longues virées débridées. L'histoire veut que le premier blouson de moto fut réalisé à la fin des années 20, pour un distributeur de Harley-Davidson à Long Island, New-York. Peu de temps après, la marque "Perfecto" sera officiellement lancée. Dans The Wild Ones, Marlon Brando en porte un en permanence et contribue à transformer définitivement le vêtement en attribut rock. En fait, dès le début du mouvement, la veste de cuir noir sera récupérée pour devenir l'uniforme de la rébellion ado, de Gene Vincent à Vince Taylor. Plus tard, quand Elvis voudra se refaire une virginité rock'n'roll (son comeback de 68), il enfilera le blouson. Par la suite, c'est le punk qui se le réappropriera, via Sid Vicious. Aujourd'hui encore, le vêtement a toujours la cote, symbole d'un rock originel, garage. C'est le support rock par excellence. Là où tout a commencé. Une simple rondelle noire, de taille variable (33, 45, 78...), qui révèle ses secrets une fois l'aiguille posée délicatement sur le microsillon. Certes, le vinyle s'est parfois offert des fantaisies, se permettant du rouge, du vert, du bleu... La couleur noire est pourtant toujours restée la référence. Aujourd'hui, le format que l'on pensait voir disparaître avec l'arrivée du CD reprend du poil de la bête. C'est le paradoxe de l'époque: la musique se dématérialise toujours plus, mais le 33 tours retrouve un nouveau souffle. Récemment, Jack White (White Stripes) a même réinvesti le vinyle en inventant le "triple decker", qui offre 3 disques sur un seul maxi. Toujours aussi jouette, le père White... Evidemment tout est relatif. La galette noire ne retrouvera jamais son éclat d'antan. N'empêche: en 2008, aux Etats-Unis, il s'est vendu 1,88 million d'albums édités sur ce support. Une paille? Peut-être mais le chiffre représente quand même une hausse de 90 % par rapport à l'année précédente. 1. Metallica - Black Album 2. Jay Z - Black Album 3. AC/DC - Back to Black 4. Prince - Black Album 5. Amy Winehouse - Back to BlackLAurent hoebrechts