Jamais vus sur console portable, les deux joysticks de la PlayStation Vita promettaient une salve de First Person Shooters nomades lors de sa sortie, il y a un an et demi. Depuis, ce duo n'a pas brillé sur ce terrain. Seul, l'inutile Call of Duty Black Ops: Declassified utilisait ainsi les deux sticks, indispensables pour se déplacer et regarder autour de soi simultanément. Avec son profil de blockbuster pour console en déroute, Killzone Mercenary donne donc une raison de vivre à la particularité ergonomique de la Vita.
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Jamais vus sur console portable, les deux joysticks de la PlayStation Vita promettaient une salve de First Person Shooters nomades lors de sa sortie, il y a un an et demi. Depuis, ce duo n'a pas brillé sur ce terrain. Seul, l'inutile Call of Duty Black Ops: Declassified utilisait ainsi les deux sticks, indispensables pour se déplacer et regarder autour de soi simultanément. Avec son profil de blockbuster pour console en déroute, Killzone Mercenary donne donc une raison de vivre à la particularité ergonomique de la Vita. Passée une prise en mains délicate au début, cette configuration manette finit par être domptée. Le gameplay FPS autrefois limité à des machines sédentaires devient enfin mobile. Comme en témoignent Metroid Prime: Hunters et Call of Duty: World at War (sur DS), Killzone Mercenary n'est pas le premier jeu de tir vu à la première personne sur console nomade. Mais sa jouabilité qui clone celle des joypads sur consoles de salon surpasse ses prédécesseurs. Techniquement irréprochable avec ses effets de fumée et sa profondeur de champ impressionnante, le jeu des ex-créateurs de Médievil n'a toutefois aucun intérêt sur le fond. Coincé dans une trame générique, Arran Danne, un mercenaire payé par l'armée humaine de l'ISA, y sabote et explose du Hellgast. Ces nazis futuristes sont toujours au rendez-vous et se retrouvent cette fois face à un dur à cuire. Un personnage motivé par l'argent, qui plonge là où l'armée ne veut pas aller. Malgré ce contexte bateau proche du naufrage, Killzone Mercenary sauve toutefois les meubles via un gameplay rafraîchissant. D'une exécution discrète (à l'aide d'un silencieux ou d'une dague) des ennemis à une approche frontale et bourrine, le mini-blockbuster offre le choix des approches. Si les missions se terminent souvent par la dernière option, la présence permanente d'un radar indiquant la position des bad guys en temps réel permet de doper leur intelligence. Impossible donc de boucler un niveau sans surveiller en permanence leurs déplacements, tant ils aiment prendre le joueur en tenaille. Coiffés de plusieurs niveaux d'alerte, les Hellgast s'éliminent en outre au corps-à-corps. L'idée n'est pas neuve mais l'emploi de l'écran tactile qui demande d'imprimer un mouvement précis sur le corps de sa victime dynamise l'action. Propriété de Sony, Guerilla a d'ailleurs travaillé les surfaces tactiles de la console du géant nippon. En tapotant son dos, on active ainsi le zoom du fusil sniper tandis que des armes spéciales (chères à l'achat mais franchement réjouissantes à l'usage) s'utilisent via la surface avant. Balancer des missiles à tête chercheuse sur des adversaires, en les touchant à l'écran: l'idée crépite. Tout comme les petits puzzle games permettant de hacker des terminaux. Un peu de réflexion dans un monde de brutes... Killzone Mercenary EDITÉ PAR SONY COMPUTER ENTERTAINMENT ET DÉVELOPPÉ PAR GUERILLA CAMBRIDGE, ÂGE: 18+, DISPONIBLE SUR PLAYSTATION VITA. 8 MICHI-HIRO TAMAÏ