Christophe Honoré raconte vouloir généralement construire un nouveau projet contre le précédent. A cet égard, on peut difficilement imaginer films plus différents que Les Bien-aimés et Métamorphoses, à la veine romanesque ultra-référencée du premier succédant aujourd'hui la tentation poétique radicale du second, l'inscrivant dans un espace formel et narratif guère fréquenté par le cinéma. Le réalisateur y revisite les Métamorphoses d'Ovide, long poème épique -quinze livres et plusieurs centaines de fables- dont l'écriture débuta en l'an 1. Il en propose une déclinaison à la fois intemporelle et contemporaine, sur les pas d'Europe, jeune lycéenne française faisant le mur pour être initiée par Jupiter, bientôt suivi de Bacchus et Orphée, à la mythologie classique -celle-là même qui accompagne Honoré depuis les bancs de l...