"Ce n'est plus le Bob Dylan qu'on aime. Un homme a le droit de changer mais je suis déçue." "Je suis venu écouter du rock'n'roll. Du rock'n'roll. Et Dylan a chanté du gospel. Pour écouter des sermons, je peux aller à l'église." De Robert Zimmerman, on connaît b...

"Ce n'est plus le Bob Dylan qu'on aime. Un homme a le droit de changer mais je suis déçue." "Je suis venu écouter du rock'n'roll. Du rock'n'roll. Et Dylan a chanté du gospel. Pour écouter des sermons, je peux aller à l'église." De Robert Zimmerman, on connaît bien la rupture électrique et la haine qu'elle a provoquée, déjà maintes fois contées. On en sait largement moins sur sa période mystique. Alors que se terminent tout doucement les années 70, Bob ne jure que par Jésus. Paraît même qu'il embarque des auto-stoppeurs juste pour leur parler du Messie. Dylan, qui a grandi dans une famille juive, a succombé au prêche télévisé d'un pasteur. Il s'est rendu à l'église et s'est fait baptiser par immersion. Trouble no more ne raconte pas sa trilogie chrétienne, sa collaboration à l'époque avec Mark Knopfler et son rapport à la religion. Le film de Jennifer Lebeau est bien plus singulier que ça. Sur une idée du Zim, la réalisatrice alterne des extraits assez possédés de concerts et de répète dans les années 80 et les prêches de l'acteur Michael Shannon ( Take Shelter, Les Noces Rebelles) déclamant des sermons en relation avec les chansons. Un objet aux allures de curiosité qui fait partie du coffret The Bootleg Series Volume 13 récemment sorti chez Sony/BMG.