A l'embarrassante Astrid Bergès-Frisbey succède ainsi Victoire Belezy (Fanny), transfuge inconséquent de la série Plus belle la vie. Et on ne parle même pas de son aînée Marie-Anne Chazel (Honorine), laquelle semble constamment avoir un pied chez Guédiguian et l'autre au Splendid, entre poses affectées et gesticulations hystériques. Face à elles, les Personnaz (Marius), Darroussin (Panisse) et... Auteuil (César) font le boulot, entre formules vieillies ("L'honneur c'est comme les allumettes, ça ne sert qu'une fois") et quiproquos gros comme des rascasses. Si Fanny se fait sans doute un chouïa plus lyrique, voire tragique, que Marius, les deux volets sont à envisager comme un tout, l'un débutant exactement où l'autre s'est clôturé. Soit l'histoire d'un jeune homme rêveur dont les envies d'ailleurs finiront par bouleverser le petit monde gravitant autour du bar de son père. Pour un résultat proche du théâtre filmé (17 figurants à tout casser, une succession de tableaux amidonnés...) où la truculence provençale du texte de Pagnol et de l'accent chantant n'opère que trop rarement.

COMÉDIES DRAMATIQUES DE ET AVEC DANIEL AUTEUIL. AVEC RAPHAËL PERSONNAZ, VICTOIRE BELEZY, JEAN-PIERRE DARROUSSIN. MARIUS: 1H37. SORTIE: 10/07. FANNY: 1H42. SORTIE: 17/07.

A l'embarrassante Astrid Bergès-Frisbey succède ainsi Victoire Belezy (Fanny), transfuge inconséquent de la série Plus belle la vie. Et on ne parle même pas de son aînée Marie-Anne Chazel (Honorine), laquelle semble constamment avoir un pied chez Guédiguian et l'autre au Splendid, entre poses affectées et gesticulations hystériques. Face à elles, les Personnaz (Marius), Darroussin (Panisse) et... Auteuil (César) font le boulot, entre formules vieillies ("L'honneur c'est comme les allumettes, ça ne sert qu'une fois") et quiproquos gros comme des rascasses. Si Fanny se fait sans doute un chouïa plus lyrique, voire tragique, que Marius, les deux volets sont à envisager comme un tout, l'un débutant exactement où l'autre s'est clôturé. Soit l'histoire d'un jeune homme rêveur dont les envies d'ailleurs finiront par bouleverser le petit monde gravitant autour du bar de son père. Pour un résultat proche du théâtre filmé (17 figurants à tout casser, une succession de tableaux amidonnés...) où la truculence provençale du texte de Pagnol et de l'accent chantant n'opère que trop rarement.