De la maison des morts, l'atroce beauté de la réclusion

07/11/18 à 21:00 - Mise à jour à 16/11/18 à 09:11
Du Le Vif/L'Express du 08/11/18

A La Monnaie, Krzysztof Warlikowski met en scène l'univers concentrationnaire de De la maison des morts, de Leos Janacek. Cinématographique et poignant.

Avec sa palette bizarre de percussions funestes (scie, enclume, hache, fouet, pioche, pelle et chaînes), avec sa rudesse, la dernière oeuvre de Janacek - que le compositeur morave laissera d'ailleurs inachevée, en 1928 -, compte parmi les opéras les plus poignants qui soient. Par son message profondément fraternel, qui veut croire qu'au fond des pires brutes brille toujours une étincelle humaine. Par sa forme, aussi, qui se contente de dépeindre la routine d'un bagne, à travers une mosaïque d'anecdotes et de récits de vie: inspiré des Souvenirs de la maison des morts, le roman semi-autobiographique de Dostoïevski (où l'éc...

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