Le dispositif est minimaliste, mais il n'en faut pas plus. A gauche, Simon Fransquet est entouré de ses instruments -guitares, accordéon, loop station. A droite, Anthony Foladore a devant son tabouret une petite table avec un ballon de rouge et la mini-régie lumière. Et puis il y a, seul véritable élément de décor, un lampadaire, pour figurer la rue et pour éclairer d'en-haut Marai, le chien errant qui mord, "la mauvaise graine qui n'a pas germé", le mauvais garçon du village.

C'est l'un des habitants qui vont se croiser ici, à l'épicerie où les enfants achètent leurs bonbons, au bar Le Lautrec où l'on rêve de voyages, à l'église lors des baptêmes et des enterrements. Avec leurs histoires de colère, de courage, de résignation, d'exil, leurs joies, leurs mystères et leurs aspirations, Dany, Marie, Jeannot, Assunta, Robert, Patrick... deviennent les héros pas si ordinaires d'un spectacle au confluent du seul en scène théâtral, du tour de chant et du slam.

L'écriture d'Anthony Foladore, qui coule de source en distillant ses rythmes et ses rimes, est belle pour mettre dans la lumière ces "petites" vies qui disent aussi, en filigrane, l'immigration, la stigmatisation, l'exploitation des uns par les autres et les schémas injustes condamnés à se reproduire. Simon Fransquet soutient le récit de ses compositions jouées en live, prêtant parfois, fugacement, son visage, sa voix, son corps à l'un ou à l'autre. Les deux se mêlent en équilibre, chacun prenant sa place sans déborder sur l'autre, pour un moment en suspension.

Je suis une histoire: jusqu'au 1er juillet au Centre de délassement de Marcinelle, www.ancre.be; le 26 février 2022 à la Maison de la Culture de Tournai, www.maisonculturetournai.com

Le dispositif est minimaliste, mais il n'en faut pas plus. A gauche, Simon Fransquet est entouré de ses instruments -guitares, accordéon, loop station. A droite, Anthony Foladore a devant son tabouret une petite table avec un ballon de rouge et la mini-régie lumière. Et puis il y a, seul véritable élément de décor, un lampadaire, pour figurer la rue et pour éclairer d'en-haut Marai, le chien errant qui mord, "la mauvaise graine qui n'a pas germé", le mauvais garçon du village. C'est l'un des habitants qui vont se croiser ici, à l'épicerie où les enfants achètent leurs bonbons, au bar Le Lautrec où l'on rêve de voyages, à l'église lors des baptêmes et des enterrements. Avec leurs histoires de colère, de courage, de résignation, d'exil, leurs joies, leurs mystères et leurs aspirations, Dany, Marie, Jeannot, Assunta, Robert, Patrick... deviennent les héros pas si ordinaires d'un spectacle au confluent du seul en scène théâtral, du tour de chant et du slam.L'écriture d'Anthony Foladore, qui coule de source en distillant ses rythmes et ses rimes, est belle pour mettre dans la lumière ces "petites" vies qui disent aussi, en filigrane, l'immigration, la stigmatisation, l'exploitation des uns par les autres et les schémas injustes condamnés à se reproduire. Simon Fransquet soutient le récit de ses compositions jouées en live, prêtant parfois, fugacement, son visage, sa voix, son corps à l'un ou à l'autre. Les deux se mêlent en équilibre, chacun prenant sa place sans déborder sur l'autre, pour un moment en suspension.