Critique | Cinéma

Critique ciné : The Gray Man, Ryan Gosling en homme de la situation

3,5 / 5
3,5 / 5

Titre - The Gray Man

Genre - Action

Réalisateur-trice - Anthony et Joe Russo

Casting - Ryan Gosling, Chris Evans, Ana De Armas

Durée - 2h02

Jean-François Pluijgers
Jean-François Pluijgers Journaliste cinéma

Ryan Gosling en impose dans The Gray Man, thriller d’action survitaminé des frères Russo.

Longtemps abonnés aux blockbusters Marvel (Captain America, Avengers…) les frères Anthony et Joe Russo changent de registre mais pas de catégorie avec The Gray Man, production Netflix à 200 millions de dollars adaptée d’un roman de Mark Greaney et ambitionnant de se profiler en franchise tout en boxant dans la cour des Bourne et consorts. Une entreprise semblant promise au succès à la lumière de ce premier essai aux allures de film d’action pur jus. The Gray Man, c’est Court Gentry (Ryan Gosling, de retour à l’écran quatre ans après First Man), criminel que la CIA est venue recruter dans une prison d’Etat afin d’exécuter ses basses besognes sous le nom de code Sierra 6 (« 007 était déjà pris », ne se fera-t-il faute de préciser, avec un sourire en coin). Lequel, au sortir d’une mission à Bangkok où il a mis la main sur des infos compromettantes, va devenir à son tour la cible d’un tueur, Lloyd Hansen (Chris Evans), ex-collègue doublé d’un pur psychopathe, déterminé à l’éliminer quel qu’en soit le prix.

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Le mano a mano qui s’ensuit avec l’agent Dani Miranda (Ana de Armas) pour arbitre ne fait certes pas dans la dentelle, pas plus d’ailleurs qu’il ne s’embarrasse de vraisemblance. Qu’importe, le film multipliant les morceaux de bravoure sur terre comme dans les airs sans y sacrifier sa lisibilité, rollercoaster assumant son côté résolument over the top en pratiquant une surenchère proprement soufflante – voir, par exemple, une scène praguoise appelée à rester dans les annales –, de nature à river le spectateur à son fauteuil. Non sans ajouter à l’action ce qu’il faut d’ironie, histoire de ne pas virer au seul plaisir coupable. Un registre dans lequel Ryan Gosling excelle, laissant faire son charisme, non sans trouver à qui parler en Chris Evans, troquant avec bonheur ses habits trop lisses de Captain America pour ceux d’un méchant hors-normes. Autant dire que tout donne à penser que l’on n’en a pas fini d’un Gray Man venu rendre quelques couleurs aux productions d’action Netflix…  

Disponible le 22 juillet sur Netflix

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