Ma part du gâteau

01/03/13 à 17:04 - Mise à jour à 17:04

Cédric Klapisch tente une exploration parallèle de deux mondes, dans un film dénonçant l'immoralité de la finance mondiale. Partiellement réussi.

Ma part du gâteau

© DR

COMÉDIE DRAMATIQUE DE CÉDRIC KLAPISCH. AVEC KARIN VIARD, GILLES LELLOUCHE, AUDREY LAMY. 1H49. ***

Ce lundi 4 mars à 20h20 sur La Une.

La comédie sociale, ça le connaît, Klapisch! Le réalisateur de L'auberge espagnole a toujours su respirer l'air du temps et l'inscrire dans la trame de ses films. Ma part du gâteau est sans aucun doute une de ses réalisations les plus directement liées à la situation sociale, puisque s'y rencontrent un trader vivant dans le grand luxe et une ouvrière au chômage. Karin Viard est au sommet de son art dans le rôle de France, qui a perdu son emploi en usine et s'est recyclée en femme de ménage. Un personnage à la fois très déterminé, qui prend vaillamment son sort en main, et naïf quand elle croira aux promesses du trader cynique pour lequel elle travaille désormais. Gilles Lellouche (qu'on peut revoir aussi dans Krach, intelligemment programmé juste après par La Une) campe l'as de la finance avec justesse et en frôlant la caricature sans vraiment y tomber. Comment cet homme pressé, charmeur et irresponsable, va progressivement faire naître des rêves d'autre chose dans la tête de son employée de maison, comment ensuite ces rêves vont tourner au cauchemar, le film le montre de manière parfois un peu trop démonstrative. Mais Klapisch nous captive néanmoins par son exploration des rapports entre deux mondes, deux classes dérivant loin l'une de l'autre. Un sujet ne manquant certes pas d'intérêt en ces temps de fracture sociale aggravée.

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