Pukkelpop J2: Amazing Snakeheads, la niaque façon Cramps

15/08/14 à 22:05 - Mise à jour à 17/08/14 à 11:47

Source: Focus

Tornade écossaise, reprise des Seeds et ambiance de kermesse syrienne. Le tout en un vendredi sauvage.

Pukkelpop J2: Amazing Snakeheads, la niaque façon Cramps

Dale Barclay, leader de The Amazing Snakeheads. © Caroline Lessire

Le son va tellement fort de manière générale cette année au Pukkelpop qu'on sait avant d'y arriver, de loin, dans quel chapiteau il ne faut pas s'aventurer. Et il y en a quelques-uns, la majeure partie du temps. Sous le Marquee, direction la Californie, les années '50 et '60, le rhythm'n'blues et la soul aux yeux bleus. Nick Waterhouse et son band (au sein duquel un terrible claviériste, une saxophoniste et une choriste) maîtrisent si bien leur sujet qu'ils se rapprochent tout doucement de la qualité vintage Daptone. Une reprise de son pote Ty Segall, It#3, une autre, incroyable, du Pushin' Too Hard des Seeds. Puis évidemment des extraits de ses deux albums, l'imparable Some Place... Il y a du blues, du gospel, du jazz chez ce garçon au look de gendre idéal. La classe. Changement d'ambiance au Castello. Saveur kermesse orientale avec Omar Souleyman. Omar est un chanteur pour mariages devenu une légende vivante de la musique syrienne en enregistrant ses célébrations sur cassettes (il en a plus de 500) vendues dans les magasins de Damas. Ancien ouvrier agricole et maçon, il modernise la musique de Dabke, une danse traditionnelle de sa région. Le Dabke (qui signifie frapper du pied) aurait été inventé il y a des siècles par des villageois pour tester la solidité et l'étanchéité des sols en faïences. Sympas et exotiques vingt minutes...

Omar Souleyman sur la scène du Castello.

Omar Souleyman sur la scène du Castello. © Caroline Lessire

Il y a nettement moins de monde et plus personne pour remuer les fesses une grosse demi-heure plus tard pour les Ecossais d'Amazing Snakeheads. Guitare, méchante basse, batterie... Le groupe tendu et rampant emmené par Dale Barclay, ancien tailleur de pierres, torse nu et voix de Reverend Beat-Man, joue dans la cour des Cramps, de The Birthday Party et des Movie Star Junkies. Le possédé, qui s'est séparé de ses deux vieux potes musicos récemment, balance en trio ses ballades sous amphétamines. I Am a Vampire, Where Is My Knife, Here it Comes Again... Les titres se passent de traduction. La hargne de Barclay aussi. Assurément l'un des projets rock les plus intenses révélés ces derniers mois.

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