Dour J4: Orlando magic

19/07/15 à 14:22 - Mise à jour à 14:22

Flanqué des Heliocentrics, le saxophoniste nigérian Orlando Julius, pionnier de l'afro-soul, a donné à Dour l'un des concerts de l'été.

Dour J4: Orlando magic

Orlando Julius © DR

Collectif instrumental londonien de jazz/funk/hip hop, les Heliocentrics ont toujours comme feu Omar Sharif misé sur les bons chevaux. Après Madlib, Quantic, le patron de l'éthio-jazz Mulatu Astatke ou encore le réalisateur, acteur et compositeur Melvin Van Peebles, c'est ainsi avec cette vieille légende d'Orlando Julius que les Anglais sortaient l'an dernier un disque chez Strut. Orlando Julius Aremu Olusanya Ekemode fut l'un des précurseurs de l'afrobeat en fusionnant le high-life avec la soul et le jazz dès le début des années 60. Brassant ses racines africaines avec le R&B et la soul américains d'artistes comme Sam and Dave. Et invitant, pour la petite histoire, à l'époque dans son orchestre, un jeune trompettiste du nom de Fela-Ransome Kuti. Aujourd'hui âgé de 71 ans, Orlando revisite les titres de sa jeunesse qu'il a enregistrés l'an dernier avec ses nouveaux amis sur l'album Jayede Afro. Derrière ses allures de vieux lascar rigolard se cache toujours un saxophoniste hors pair. Guitariste, trompettiste, percussionnistes... Ils sont une dizaine sur scène pour chauffer la Boombox au soleil funky de l'Afrique et de sa musique. Ridiculisant au passage de leur incroyable groove la prestation plan-plan de Tony Allen la veille. Moins célèbre chez nous, Orlando Julius est un héros national nigérian, un mythe plus que vivant des musiques africaines. Les "Dourois" qui l'ont vu (et dansé) ne sont pas prêts d'oublier son nom.

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