Cults à l'AB: jetlag, les américains?

17/03/14 à 11:23 - Mise à jour à 11:45

Source: Focus Vif

Les jeunes américains de Cults se sont arrêtés à l'AB ce vendredi 14 mars. Ils jouaient alors leur premier concert d'une tournée européenne.

Cults à l'AB: jetlag, les américains?

Brian Oblivion et de Madeline Follin de Cults © DR

"Sorry, we're a bit jetlag", s'excuse le chanteur Brian Oblivion après quelques chansons. Il n'y avait sans doute pas à préciser, la musique parlait d'elle-même. Les New-Yorkais n'ont pas donné le meilleur d'eux-mêmes ce soir-là.

Brian Oblivion et Madeline Follin étaient deux étudiants en cinéma et se sont lancés, insouciants, dans la musique. Les 4 télévisions accrochées sur scène et sur lesquelles sont projetées des images de vieux films ou des motifs psychédéliques y feront sans doute référence. L'esthétique est agréable. Après un premier album qui fit le tour de la Toile, des notes de xylophone que l'on entend encore résonner dans notre tête (Go Outside) et un côté mal coiffé, Cults repart sur les routes. Car il y a un fond délicieusement punk chez Cults. Du crade discret qui s'énerve quelquefois. Et puis, il y a la voix de Madeline Follin qui rappelle les girls band de la Motown et qui figure même en solo sur l'excellente bande originale du dernier film de Jim Jarmusch, Only Lovers Left Alive. Sauf qu'en live, on est bien loin de ces girls bands mid-60's enjouées. Est-ce que le studio aurait à ce point camouflé les défauts vocaux de Madeline? On préfère penser que c'est ce fameux "jetlag". Mais les faits sont quand même là: une voix qui n'arrive pas à se poser, à nous emporter. On passe du grave, de l'aigu, du rauque sans véritable unité. Même le mélancolique You Know What I Mean, hymne à l'amour blessé, perd de son charme envoutant. On se vexerait presque.

Heureusement, les musiciens sont là, derrière, et délivrent leur univers 60's sur des rythmes à réveiller les plus timides. Nostalgie délectable, on se retrouve enfin emporté dans un autre temps quand la chanteuse ne s'empare pas du micro. Le décalage horaire, on vous dit...

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