Una mujer fantástica, "un film sur les limites de l'empathie"

30/08/17 à 10:22 - Mise à jour à 31/08/17 à 11:51
Du LeVif Focus du 25/08/17

Sebastián Lelio nous offre avec Una mujer fantástica un film superbe, prenant et risqué sur la différence. Rencontre.

"C'est un film sur les limites de l'empathie", lâche le jeune réalisateur chilien né en Argentine. Sebastián Lelio a 43 ans et il mène, avec Pablo Larrain (de trois ans son cadet), la génération du renouveau dans un pays longuement marqué par la dictature de Pinochet (1974-1990) et resté depuis en bonne partie divisé. Son remarquable Gloria, primé voici quatre ans au festival de Berlin, l'avait propulsé sur la scène internationale avec le portrait d'une femme de 58 ans voulant vivre librement ses désirs. Una mujer fantástica fait mieux que confirmer le grand talent d'un cinéaste revenant avec un bonheur communicatif sur le thème de la féminité. Cette fois, la femme qu'il place au centre de son film ne défie pas les conventions par son âge, mais par sa transsexualité. Amoureuse d'un homme plus âgé, qui meurt soudainement, Marina (jouée par la chanteuse transgenre Daniela Vega) se retrouvera seule face à la famille du défunt, qui nourrit envers elle des soupçons et voudrait nier le lien qui l'unissait à Orlando. Tout comme Gloria ne devenait jamais un film à sujet de ...

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