Un certain regard (3/7): Benoît Debie, le voleur de couleurs

26/07/16 à 08:55 - Mise à jour à 08:56

Source: Focus Vif

Comment mue-t-on de technicien de télévision chez RTL-TVI en chef opérateur vénéré par l'Internationale cinéma, de Gaspar Noé à Wim Wenders, en passant par Dario Argento, Harmony Korine ou Ryan Gosling? Réponse avec Benoît Debie, sculpteur de lumière combinant humilité naturelle et talent insolent à l'ombre des plus grands.

La porte d'entrée pourrait être celle de l'un de ces mystérieux bunkers dont raffolait la série Lost, si ce n'était cette espèce de hublot d'un rouge pétant ouvrant sur un petit jardin puis un vieil atelier transformé par ses soins en magnifique maison d'habitation. Façon sans doute d'annoncer la couleur: visuellement, Benoît Debie ne donne pas dans la demi-molle. Nous sommes à Forest, à quelques encablures de la place Saint-Denis, à la veille du départ du désormais célèbre directeur photo belge pour Djibouti où il doit retrouver Wim Wenders sur le tournage de Submergence, récit d'un amour à distance impliquant James McAvoy et Alicia Vikander. "C'est le troisième film que je fais avec lui. J'évolue beaucoup à son contact. Il m'amène vers des choses plus sages, plus "classiques". Sur la lumière, il me laisse tranquille. Mais sur le cadre, il est très précis, très exigeant. J'ai découvert la 3D avec lui, il l'approche de manière très sobre, très légère, pas du tout distrayante. C'est suite au tournage d'Every Thing Will Be Fine que j'ai dit à Gaspar Noé qu'il devait faire Love en 3D, par exemple."
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