The Impossible

26/12/12 à 11:40 - Mise à jour à 11:40

DRAME | Juan Antonio Bayona, le réalisateur surdoué de El Orfanato, plonge dans le raz-de-marée dévastateur de 2004 le temps d'une saisissante ouverture catastrophe. Avant de glisser imperceptiblement vers un mélo familial noyé sous un tsunami d'émotions...

The Impossible

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DRAME DE JUAN ANTONIO BAYONA. AVEC NAOMI WATTS, EWAN MCGREGOR, TOM HOLLAND. 1H54. SORTIE: 26/12. **

Cinq ans après El Orfanato, formidable exercice d'hybridation entre le film de fantômes pur jus et le drame familial intimiste, l'Espagnol Juan Antonio Bayona s'attache les services d'un casting international de luxe pour ce deuxième long métrage singulièrement ambitieux. Deux genres cinématographiques pas forcément complémentaires cohabitent à nouveau, même si de manière largement plus tranchée, dans cet Impossible retraçant le destin peu banal d'une famille surprise par la violence dévastatrice du tsunami de 2004 alors qu'elle goûtait aux joies d'innocentes vacances en Thaïlande. Soucieux d'enregistrer l'horreur de la manière la plus frontale qui soit le temps d'une saisissante première partie survival aux allures de voyage au bout de l'enfer, Bayona semble ainsi dans la foulée constamment rechercher l'émotion au carré. Las, le mix casse-cou entre film catastrophe viscéral et mélo familial aux accents sirupeux -les enfants sont trop mignons, la photo est trop clean, la bande-son trop violoneuse, le point de vue trop ethnocentré- ne prend jamais tout à fait, le second volet désarmorçant le premier bien plus qu'il ne le transcende. A tel point que, si ce n'était ce label "true story" ostentatoirement accolé au produit, on crierait en effet, devant cette exaltation de l'amour des siens servi ad nauseam, à l'histoire impossible...

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