Ondine, charmante pêche miraculeuse

25/08/10 à 12:42 - Mise à jour à 12:42

Un pêcheur malchanceux remonte dans ses filets une belle dame que sa fille prend pour une sirène. Un conte fantastique et merveilleux qui plongera le spectateur dans le rêve et la magie. Une franche réussite.

Ondine, charmante pêche miraculeuse

© DR

Parti en mer taquiner le poisson, Syracuse, un pêcheur irlandais solitaire (Colin Farrell), remonte dans ses filets une ravissante jeune femme, Ondine (Alicja Bachleda), qui renaît à la vie sous ses yeux. Si l'homme se perd en conjectures quant à cette pêche miraculeuse, sa fillette, Annie (Alison Barry), voit pour sa part dans la belle inconnue une sirène, conviction à laquelle elle s'arrime avec toute sa juvénile candeur.

Les faits semblent d'ailleurs lui donner raison lorsque, comme aimantées par les mélopées de la mystérieuse visiteuse, les prises se multiplient dans les nasses d'un marin que la malchance n'avait guère épargné jusqu'alors. Et ce dernier de s'interroger derechef...

Avec ce conte enchanteur, Neil Jordan renoue avec une inspiration fantastique déjà à l'oeuvre dans plusieurs de ses films (de The Company of Wolves à Interview with a Vampire). Ecrit pour sa part à hauteur enfantine, Ondine dispense un charme troublant que des allers-retours répétés vers une réalité beaucoup plus prosaïque ne suffisent pas à rompre, l'étoffant même d'une prise en compte d'un horizon contemporain guère enchanté celui-là. Improbable en apparence, cet assemblage vaut au spectateur un envoûtant voyage dont l'atterrissage quelque peu forcé (assorti de ressorts dramatiques parfois trop mécaniques) n'enlève rien à la magie. Une franche réussite, bien soutenue par la prestation, toute de sensibilité, de Colin Farrell. µ

Ondine, de Neil Jordan, avec Colin Farrell, Alicja Bachleda, Alison Barry. 1h51.

Jean-François Pluijgers

En savoir plus sur:

Nos partenaires