Critique | Cinéma

Kingdom of the Planet of the Apes: nouvel épisode décevant de La Planète des singes

2,5 / 5
Proximus Caesar (played by Kevin Durand) in 20th Century Studios' KINGDOM OF THE PLANET OF THE APES. Photo courtesy of 20th Century Studios. © 2023 20th Century Studios. All Rights Reserved. © 20th Century Studios
2,5 / 5

Titre - Kingdom of the Planet of the Apes

Réalisateur-trice - De Wes Ball

Casting - Avec Owen Teague, Freya Allan, Kevin Durand.

Durée - 2 h 25

Nicolas Clément
Nicolas Clément Journaliste cinéma

La franchise reboot de La Planète des singes offre à la saga un énième épisode aux allures de nouveau départ.

Cinquante-six ans après le très culte 
La Planète des singes de Franklin Schaffner avec Charlton Heston, adapté du fameux roman homonyme de Pierre Boulle, 
Kingdom of the Planet of the Apes est le 
quatrième long métrage de la franchise reboot initiée en 2011 avec Rise of the Planet of the Apes de Rupert Wyatt, et le dixième film en tout de la saga au cinéma.

L’affichage de ce contenu a été bloqué pour respecter vos choix en matière de cookies. Cliquez ici pour régler vos préférences en matière de cookies et afficher le contenu.
Vous pouvez modifier vos choix à tout moment en cliquant sur « Paramètres des cookies » en bas du site.


Situant son action plus de 300 ans après la mort de César, le « Moïse«  du peuple des singes, ce nouvel épisode s’ouvre au cœur d’un monde à la beauté sauvage où la nature semble avoir repris ses droits, recouvrant quasiment entièrement les vestiges de notre civilisation. Si les singes ont définitivement pris le pouvoir, les humains, quant à eux, ont régressé vers un état 
primitif qui les condamne à la simple survie. Noa, un jeune chasseur chimpanzé à l’intelligence vive, assiste impuissant à l’extermination cruelle du village de son clan pacifique par une armée dirigée par Proximus, un tyrannique chef bonobo qui lorgne d’antiques technologies humaines afin d’asseoir un empire dont l’esprit dénature complètement l’héritage de César. Contraint de fuir pour espérer conserver sa liberté, Noa, accompagné tant bien que mal par une mystérieuse jeune humaine, se lance alors avec méfiance dans un périple décisif dont dépend l’avenir de son peuple…

Long mais court

Les deux précédents épisodes de la saga étaient réalisés par l’habile Matt Reeves (Cloverfield), qui a, depuis, confirmé tout le bien que l’on pensait de lui avec l’excellent The Batman (2022). Ce nouveau Kingdom of the Planet of the Apes a hélas, quant à lui, été confié à Wes Ball, assez banal faiseur responsable de la trilogie SF acnéique Maze Runner (Le Labyrinthe). En résulte un objet qui est moins un film de cinéma qu’un produit tout juste efficace, à la mise en scène peu inspirée et donc souvent inutilement crâneuse (mouvements aériens et tournoyants, ce genre), qui multiplie les séquences d’action de manière stéréotypée et abuse des bons sentiments.

© 20th Century Studios


Énième fable sur le vivre-ensemble (« Together strong », on connaît désormais la chanson), Kingdom of the Planet of the Apes apparaît constamment très balisé au niveau des émotions vers lesquelles il tend. Sa jeune héroïne humaine (jouée par Freya Allan, de la série Netflix The Witcher) semble beaucoup trop lisse, et son intrigue inutilement diluée. Le film, qui enquille sans surprise mais plutôt astucieusement les œillades à quelques moments phares de la saga, a en fait été conçu comme le début d’une nouvelle trilogie. Long tout de même de plus de 2 heures 20, il n’est ainsi, au fond, qu’une simple introduction. 
Ce qui en fait, paradoxalement, un film… un peu court.

Vous avez repéré une erreur ou disposez de plus d’infos? Signalez-le ici

Partner Content