Critique ciné: Paradise Lost, thriller convenu

09/12/14 à 11:27 - Mise à jour à 11:27

Source: Focus

THRILLER | Un jeune Canadien vivant son rêve en Colombie tombe amoureux d'une jeune femme locale qui s'avèrera être la nièce du plus célèbre des narcotrafiquants, Pablo Escobar.

Critique ciné: Paradise Lost, thriller convenu

Benicio Del Toro est Pablo Escobar dans Paradise Lost © DR

Pour son premier film en tant que réalisateur-scénariste, Andrea Di Stefano a vu grand. Le comédien italien (de second plan) a ressenti le potentiel d'une anecdote que lui avait racontée un policier, à propos d'un homme à qui le caïd colombien de la drogue Pablo Escobar avait ordonné de cacher son trésor avant de le faire exécuter. Ainsi est né le projet Paradise Lost, où un jeune Canadien amateur de surf et vivant son rêve en Colombie tombe amoureux d'une jeune femme locale qui s'avèrera être la nièce du plus célèbre des narcotrafiquants. Nick fait désormais partie de la famille, aux yeux d'un malfrat pour qui cette dernière est aussi sacrée que Dieu. Mais s'il est, en plus d'un dévot, un père et un oncle affectueux, Pablo Escobar n'en reste pas moins un chef de bande sanguinaire, dépourvu de scrupules et prêt à sacrifier les autres à ses propres priorités... L'action du film se situe à la veille de la (très fameuse) reddition du roi de la cocaïne. Il nous rappelle à quel point Escobar fut populaire, malgré la nature de ses activités. Mais Paradise Lost se perd vite dans les méandres d'un thriller convenu, semé de clichés pesamment alignés. Benicio Del Toro campe un chef de gang crédible, mais Josh Hutcherson (Peeta dans Hunger Games) ne fait malheureusement pas le poids.

  • D'ANDREA DI STEFANO. AVEC BENICIO DEL TORO, JOSH HUTCHERSON, CLAUDIA TRAISAC. 1H54. SORTIE: 10/12.

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