Critique

[À la télé ce soir] Les Vestiges du jour

Emma Thompson (Miss Sally Kenton) et Anthony Hopkins (James Stevens) © Columbia Pictures
Louis Danvers
Louis Danvers Journaliste cinéma

L’Oscar du meilleur réalisateur lui aura échappé de justesse, mais le travail de James Ivory sur ce qui reste son dernier grand film n’en est pas moins en tout point admirable.

Celui qui avait magnifiquement adapté Henry James (Les Européens, Les Bostoniennes) et Edward Morgan Forster (Chambre avec vue, Maurice, Retour à Howards End) porte cette fois à l’écran le roman de Kazuo Ishiguro, écrivain japonais de culture britannique. Les Vestiges du jour a pour personnage central un majordome passant plusieurs décennies au service d’une grande famille anglaise avant se s’interroger, au milieu des années 50, sur le sens de ce travail dévoué, sur une vie peut-être perdue… Anthony Hopkins trouve un de ses meilleurs rôles devant la caméra élégante et fluide d’un Ivory au sommet de son art. Des résonances politiques, historiques mais aussi amoureuses enrichissant l’expérience pour le spectateur.

DRAME DE JAMES IVORY. AVEC ANTHONY HOPKINS, EMMA THOMPSON, JAMES FOX. 1993. ****

Ce dimanche 20 novembre à 20h45 sur Arte.

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