Sur Internet, Mickey uploade des mix et ses productions comme n'importe qui vivant de la musique ou cherchant à se faire remarquer. Il y parle par contre peu et on ne trouve que très peu d'interviews du bonhomme, la plupart étant d'ailleurs assez superficielles et principalement publicitaires. Il s'en étonne lui-même, nous un peu moins. Mickey est producteur avant d'être DJ, sort des tracks sur des labels internationaux reconnus, tourne beaucoup à l'étranger mais, comme souvent en Belgique musicale, ce sont ceux qui s'exportent le plus et ne recourent pas aux subsides et aux renvois d'ascenseurs qui sont considérés comme marginaux et anecdotiques dans le paysage. Qui sont plus ou moins ignorés.

C'est au Café Central, en mode electropunk, qu'il a commencé sa carrière, tout jeune et presque par hasard, il y a une quinzaine d'années, avant de rejoindre l'écurie Dirty Dancing/Libertine Supersport et de virer nettement plus house et disco dans ses choix musicaux. Ceux-ci restent toutefois très éclectiques et à cet égard, Mickey traîne d'ailleurs depuis cinq ans une vieille casserole qui a pour titre Afrique Adieu et n'est autre qu'un edit à moitié sérieux, à moitié rigolard, de Michel Sardou. Il nous en explique sa genèse, ainsi que beaucoup d'autres choses le temps d'un podcast très voyageur, évoquant autant Meddelin, Bogota, Beijing, Paris et l'Australie que Marcinelle, Knokke-Le-Zoute et ce coin de Canal où régna Cozzy Mozzy (sc)