Il a le regard malicieux, les dents du bonheur, un sourire quasi permanent au coin des lèvres et un accent qui sent bon le soleil de son Uruguay natal. Juan Wauters vit depuis des années à New York. Sa musique n'est d'ailleurs pas sans rappeler quelques gloires locales. La carrière solo du Modern Lover Jonathan Richman ou les élans antifolk de Jeffrey Lewis. Mais Juanito n'en a pas pour autant perdu contact avec ses racines. Entièrement chanté en espagnol, le premier album qu'il a sorti cette année, La Onda de Juan Pablo, a été fabriqué lors d'un long périple en Amérique du Sud. "Je jouais dans un groupe avant: The Beets. On venait du Queens. On ne voulait pas devenir des rock stars. On s'amusait, mais on a eu notre petit succès. Quand on s'est séparés, je me suis lancé sous mon propre nom. J'ai sorti deux albums. Les gens aimaient bien. Mais je ne savais pas trop comment me présenter au public. Quand tu es dans un groupe, tu t'y caches. Mais Juan Wauters, Juan Pablo Wauters, c'est moi. Alors, j'ai pris du temps, du recul. Je me suis demandé ce que ça signifiait d'enregistrer un album, de jouer de la musique, d'en sortir, d'en sortir sous son propre nom. Je voulais un truc qui me rende fi...