Un léger haussement de sourcils, condescendant. Une expression de gêne confuse. Parfois, un regard hostile. Evoquer l'accession du jeu vidéo au rang d'oeuvre artistique dans des sphères culturelles établies relève de la proposition vulgaire. Presqu'insultante. À la fin du mois dernier, l'A Maze. de Berlin démontrait toutefois que le gaming ne se cantonne pas à Candy Crush et à Call of Duty. Instantané précieux de la création ludique indépendante, la sixième édition du plus grand festival européen dédié à la contre-culture du pixel prenait cette année une tournure littéraire. Au-delà de ses installations rocambolesques transformant entre autres une platine vinyle en borne d'arcade (vinylOS), une foule de nominés y jouait ainsi du joystick pour écrire des récits engagés ou personnels.
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