"Fudge Sandwich"

Dans bien des cas, l'album de reprises est un bouche-trou, un remède facile à la panne d'inspiration, au mieux un exercice de style... Pour Ty Segall, do...

Dans bien des cas, l'album de reprises est un bouche-trou, un remède facile à la panne d'inspiration, au mieux un exercice de style... Pour Ty Segall, dont c'est le cinquième album de l'année (Goggs, collaboration avec White Fence et rareté cassette compris), il s'agit plutôt d'explorer de nouveaux territoires et de réinventer des titres qui lui sont chers. Le Californien se prend pour Marilyn Manson avec le Low Rider de War, électrise l' Isolation de John Lennon et durcit glamoureusement Funkadelic ( Hit It and Quit It). Secoue Neil Young ( The Loner), se frotte au Grateful Dead ( St. Stephen), au Spencer Davis Group ( I'm a Man) et aux Sparks ( Slowboat). Onze titres sur lesquels il ne manque pas d'apposer sa griffe.