Seizième édition pour Pink Screens, le festival du film queer de Bruxelles, qui célèbre les genres et les sexualités différentes. Pendant dix jours, ce sont quelque 70 films -longs et courts métrages, fictions, documentaires et expérimentaux- qui seront projetés dans trois salles bruxelloises (le Nova, l'Aventure et les Ga...

Seizième édition pour Pink Screens, le festival du film queer de Bruxelles, qui célèbre les genres et les sexualités différentes. Pendant dix jours, ce sont quelque 70 films -longs et courts métrages, fictions, documentaires et expérimentaux- qui seront projetés dans trois salles bruxelloises (le Nova, l'Aventure et les Galeries). Parmi ceux-là, on pointera l'excellent God's Own Country de Francis Lee, présenté en ouverture après avoir enthousiasmé la Berlinale; Grandma de Paul Weitz, qui embarque Lily Tomlin et Julia Garner dans un roadtrip insolite; Professor Marston and the Wonder Women d'Angela Robinson, autour de la relation polyamoureuse du créateur de Wonder Woman avec sa femme et sa maîtresse; Les Garçons sauvages, adapté par Bertrand Mandico de William S. Burroughs, ou The Girl King, portrait par Mika Kaurismäki de la reine Christine de Suède, icône lesbienne majeure. À noter aussi un focus sur le queercore, avec la présentation du documentaire Queercore: How to Punk a Revolution de Yony Leyser, regard sur la scène queer radicale ayant émergé au milieu des années 80, avec des interventions de John Waters, Kim Gordon et Peaches, mais aussi de deux films de l'artiste canadienne G.B. Jones, l'une des initiatrices du mouvement, The Lollipop Generation et The Troublemakers. Enfin, si la manifestation proposera exposition et débats sans oublier la Pink Night, elle connaîtra aussi une prolongation à la Cinematek en décembre, avec une sélection d'une quinzaine de films autour de la thématique "120 battements et plus: le sida à l'écran". Du 09 au 18/11, à Bruxelles. www.pinkscreens.org J.F. PL.