Tough pop, soft punk... Tout droit venu d'Australie, Rolling Blackouts Coastal Fever a autant le sens de la formule que celui de la mélodie entraînante et contagieuse. De chansons qui voyagent entre les Antipodes et la perfide Albion avec de nerveuses et lumineuses intentions. Fondé en 2013 par le guitariste et chanteur Fran Keaney, Rolling Blackouts Coastal Fever est la dernière sensation en provenance de Melbourne et de son bastion: d'Eddy Current Suppression Ring à King Gizzard and the Lizard Wizard en passant par Courtney Barnett et The UV Rac...

Tough pop, soft punk... Tout droit venu d'Australie, Rolling Blackouts Coastal Fever a autant le sens de la formule que celui de la mélodie entraînante et contagieuse. De chansons qui voyagent entre les Antipodes et la perfide Albion avec de nerveuses et lumineuses intentions. Fondé en 2013 par le guitariste et chanteur Fran Keaney, Rolling Blackouts Coastal Fever est la dernière sensation en provenance de Melbourne et de son bastion: d'Eddy Current Suppression Ring à King Gizzard and the Lizard Wizard en passant par Courtney Barnett et The UV Race (bientôt il y aura aussi RVG), la capitale sportive et culturelle d'Australie est devenue ces dernières années l'un des épicentres du rock, faisant mieux que résister au rouleau compresseur californien. Rolling Blackouts Coastal Fever n'est pas le plus furieux des groupes venus de ce que le magazine britannique The Economist qualifie de " ville la plus agréable à vivre au monde", mais il a le sens du tube indie pop et des guitares gentiment agitées. Après une poignée d'EP dont un split avec You Yangs présenté sous la forme d'un frisbee, Rolling Blackouts CF (c'est déjà assez long comme ça) déballe aujourd'hui son premier album, Hope Downs donc. Du nom d'une vaste mine de fer à ciel ouvert à l'ouest du pays. Dans l'obscurité et le cynisme ambiants, Keaney et ses amis cherchent la lumière et y vont d'une indie pop passionnée. Enregistré en deux semaines pendant l'hiver 2017, Hope Downs est le disque d'un quintet qui joue à saute-mouton sur le dos du rock britannique, de la pop néo-zélandaise et du punk new-yorkais. Rolling Blackouts Coastal Fever slalome entre le catalogue Flying Nun, The Go-Betweens, Orange Juice, Parquet Courts, The Feelies ou encore Television... Ça commence parfois comme un morceau de Phoenix ( Cappuccino City), pique quelques plans aux Pixies sur un extrait chanté à la Dylan ( Sister's Jeans). Même quand ils semblent se promener sur des sentiers trop pop pour être honnêtes ( Bellarine par exemple et son petit côté Kooks des antipodes), les Rolling Blackouts Coastal Fever s'en sortent avec un break sympa et le dynamisme cristallin de leurs guitares. Piscine à moitié vide ou à moitié pleine, comme semble le demander la pochette de ce premier album attendu depuis un bout de temps? Réponse optimiste avec l'accrocheur Talking Straight et cette collection de cartes postales ensoleillées. Les kangourous ont la spontanéité de la jeunesse, la fraîcheur de l'océan (pop d'eau salée se taguent-ils à l'occasion sur SoundCloud) et les mélodies idéales pour vous accompagner cet été sur la route des vacances en tapotant la tôle brûlante de votre tacot coincé dans les bouchons.