Dans une note liminaire, Laurent Courtens, commissaire à qui l'on doit A Forest, plante remarquablement le décor soulignant combien " notre perception du monde végétal est aujourd'hui bouleversée". À l'heure où la catastrophe écologique se fait de plus en plus imminente (le scientifique Dennis Meadows rappelait il y a peu dans les pages de Libération qu'au vu des données actuelles le scénario de l'effondrement des ressources l'emportait sur la thèse d'un hypothétique équilibre), plus personne n'a envie de dire "jusqu'ici tout va bien". Face à cette réalité, les artistes ne se croisent pas les bras. Pour preuve, le mot "anthropocène" a colonisé l'art contemporai...