Depuis sa première saison, Preacher génère par ici un plaisir coupable. Brutale, délirante, violente, jouissive et drôle, cette adaptation d'un comics Vertigo (filiale de DC) par le désinvolte Seth Rogen et ses potes a t...

Depuis sa première saison, Preacher génère par ici un plaisir coupable. Brutale, délirante, violente, jouissive et drôle, cette adaptation d'un comics Vertigo (filiale de DC) par le désinvolte Seth Rogen et ses potes a tout d'une abomination, dont on se dit à chaque saison qu'elle est la dernière, promis, alors qu'on attend avidement la suite comme un enfant attend la neige ou un communiant son hostie du dimanche, le nez et la langue dressés vers le ciel. Cette troisième saison, toujours en roue libre dans son mélange de sexe, de profanités spirituelles, de saillies drolatiques et de violence stylisée, plonge dans les abysses plus sombres encore de la BD originale. Le douloureux passé du révérend Jesse Custer remonte à la surface, le vampire Cassidy est toujours plus assoiffé de vengeance, Tulip est entre la vie et la mort alors qu'en enfer, Hitler (inquiétant Noah Taylor) planifie le retour du Reich. La lutte pour le Bien et contre le Mal peut reprendre, on a chauffé le pop-corn.