La scène se déroule dans une salle de sport, à New York. Alignés en rangs d'oignon, une centaine de hipsters en sueur pédalent comme des forcenés, musique à fond. Quand l'intro frénétique de Love Kills fait le break, ils laissent exploser leur rage, hurlant ensemble dans un dernier sprint. La séquence est un peu grotesque, certes, mais aussi volontiers touchante. Surtout, elle en dit long sur le pouvoir euphorisant de la pop de Robyn. Mieux: son caractère libérateur. Comme nulle autre, la chanteuse suédoise a réussi à incarner et synthétiser ce moment précis où l'extase de la danse réussit, non pas à faire oublier la triste...