D' Air Force One à White House Down, les présidents US prennent parfois les armes au cinéma. Metal Wolf Chaos XD tordait cette logique patriotique assommante pour se rapprocher de Team America, police du monde et d' Idiocracy, en 2004. Le shooter vu à la troisième personne embarquait ainsi Michael Wilson, 47e dirigeant des États-Unis, à bord d'un exosquelette surarmé. Le tout pour riposter, bazooka et colt en mains, à un coup d'État fo...

D' Air Force One à White House Down, les présidents US prennent parfois les armes au cinéma. Metal Wolf Chaos XD tordait cette logique patriotique assommante pour se rapprocher de Team America, police du monde et d' Idiocracy, en 2004. Le shooter vu à la troisième personne embarquait ainsi Michael Wilson, 47e dirigeant des États-Unis, à bord d'un exosquelette surarmé. Le tout pour riposter, bazooka et colt en mains, à un coup d'État fomenté par son traître de vice-président. Gundam bless America!Trois ans à peine après le 11 septembre, Metal Wolf Chaos XD réduisait en cendres des grandes villes comme New York, San Francisco, ou Vegas. Le jeu parodique de From Software évitait donc toute adaptation occidentale et restait sagement au Japon. Dix-huit ans après l'effondrement des deux tours, l'oeuvre de jeunesse de ce studio vénéré pour Dark Souls débarque sous nos tropiques, dans une version HD. Nanar veiné de dialogues surjoués, Metal Wolf Chaos XD dégage un énorme capital sympathie qui n'efface, hélas pas, son gameplay famélique. Les tirs distincts, aux mains gauches et droites du mecha, permettent certes de varier les stratégies face à des soldats pédestres ou des blindés homériques. Un système de vol et de dash temporaire complète également les aptitudes du robot. Mais sa prise en main pataude rouille instantanément. Les jeux vidéo 3D n'ont cessé de réécrire leur grammaire ces quinze dernières années et Metal Wolf Chaos XD s'effondre sous le poids du temps. Vider des chargeurs sur des bâtiments et des adversaires. Se cacher derrière des murs, pour éviter les tirs. Les missions se mordent la queue. Et gare au game over face aux boss de fin de niveau. L'absence de checkpoint, à ce stade, renvoie en effet à la case départ, pour recommencer 30 minutes de fusillades éreintantes. Label adepte de commentaires sociaux (le très politisé Not a Hero ou l'anticapitaliste Pikuniku), Devolver vacille en hébergeant ce projet qui oublie de remanier son gameplay. Dommage. Car quelques coups de vis auraient rendu ce robot fréquentable.