"Hitler était fasciné par l'automobile. Je crois qu'il aurait fait un très bon designer ou un très bon mécanicien." Les flèches d'argent, Silberpfeil en allemand... C'est ainsi que furent surnommés les bolides de Mercedes-Benz et d'Auto Union qui écrasèrent la concurrence lors des Grands Pri...

"Hitler était fasciné par l'automobile. Je crois qu'il aurait fait un très bon designer ou un très bon mécanicien." Les flèches d'argent, Silberpfeil en allemand... C'est ainsi que furent surnommés les bolides de Mercedes-Benz et d'Auto Union qui écrasèrent la concurrence lors des Grands Prix automobiles dans les années 30. Une domination technique et humaine. Entre les deux guerres, les flèches d'argent transpirent la soif de succès et le besoin de reconquête teutons... Les saluts nazis couronnent les pole positions et les victoires. La course automobile aide à faire vaciller les consciences et entre dans le programme SS pour séduire la jeunesse et les foules. Le documentaire de Nicolas Delvaulx ( Léopold III, mon père) revient sur ce mythe voulu par le Führer et créé par Ferdinand Porsche. Une histoire qui dépasse de loin le domaine du sport. Car au-delà de la propagande, la technologie utilisée pour faire triompher les bolides a été récupérée pour les camions, les chars, les avions, permettant aux Allemands de perfectionner des machines de guerre meurtrières à l'efficacité jamais surpassée. Un film sérieux et passionnant dans son contenu -retraçant le destin du pilote Bernd Rosemeyer emprisonné pour avoir imité Adolf avec une moto et une petite moustache, et mettant le doigt sur les accointances de Ford, raciste, antijuif, anti noir, avec Hitler- mais sur la forme, malheureusement, un peu plan plan.